«La consommation de gaz en tonnes équivalents pétrole (tep) sera supérieure en 2020 à celle du pétrole aujourd’hui», a ajouté Anthony Scanlan, membre du British Institute of Energy Economics.
La part relative du gaz dans la consommation mondiale, et en particulier en Europe qui veut réduire sa dépendance au pétrole, sera croissante dans les prochaines décennies, selon les participants.
Pierre Chammas, président de la société organisatrice APS (Arab Press Service), a lui aussi estimé que «l’Europe s’oriente vers le gaz».
«Les réserves mondiales prouvées ont augmenté entre 1972 et 1996 de 115%, passant de 65.000 à 140.000 milliards de m3. Dans le même temps, la croissance des réserves de pétrole a été de 75% passant de 80 milliards de barils à 140 milliards de barils», a ajouté M. Scanlan.
«Le monde dispose, au rythme actuel de consommation, de 42 ans de réserves en pétrole contre 62 en gaz», a-t-il encore déclaré.
Un consortium mené par la compagnie française Total a remporté récemment l’exploitation jusqu’en 2002 du gisement iranien géant de Pars Sud dont les réserves sont estimées à 10.000 milliards de m3, soit 250 fois la consommation annuelle française actuelle.
L’Iran, dispose des deuxièmes réserves mondiales de gaz (21.000 milliards de m3) derrière la Russie, et ses ressources ont encore été peu exploitées.
A l’ouverture des débats, M. Chammas a également insisté sur la nécessité de renouveler les infrastructures du secteur des hydrocarbures et la nécessité d’y impliquer le secteur privé.
«Les infrastructures de l’Iran et de l’Egypte, par exemple, sont vieilles de deux générations. Il faut les renouveler et les Etats ne peuvent le faire seuls», a-t-il déclaré.
La plupart des pays du Moyen-Orient ont nationalisé leur secteur pétrolier, considéré comme «stratégique» dans les années 1970.
Cependant la plupart des pays de la région ont récemment fait part de leur volonté de s’ouvrir aux investissements étrangers. (AFP)


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