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Actualités - Chronologie

Ibra, souk exclusivement réservé aux femmes (photos)

Chaque mercredi à l’aube, des dizaines de femmes prennent d’assaut une place de la ville omanaise d’Ibra, s’installant à même le sol pour vendre leurs produits dans un souk exclusivement réservé aux femmes.
La tête couverte de longs châles bariolés, le visage parfois caché par la burqa, un masque particulier laissant apparaître seulement leurs yeux, les femmes déballent leur marchandise avant l’arrivée des clientes.
Des tissus chatoyants aux parfums orientaux en passant par les produits de beauté, les bijoux et les vêtements pour enfants, le souk d’Ibra, une ville de l’intérieur omanais située à 80 kilomètres à l’est de Mascate, ne diffère guère des autres marchés traditionnels.
Mais les femmes voilées qui se promènent entre les marchandises étalées sur des tapis affirment toutes le préférer parce qu’elles y sont plus à l’aise, sans la présence des hommes et peuvent acheter plus librement. Certaines viennent même de villes assez lointaines du sultanat.

Concurrence masculine

Les hommes ne sont pas interdits dans le souk, mais les Omanais préfèrent déposer leurs épouses, leur mère ou leurs sœurs, à l’entrée du marché et les attendre dans la voiture.
La société omanaise est en effet extrêmement conservatrice et les sexes sont encore strictement cloisonnés.
Les femmes affluent dès les premières heures du matin, même pendant le Ramadan, mois de jeûne pendant lequel tout fonctionne au ralenti.
«Ce marché est un phénomène nouveau. Avant, les femmes ne sortaient jamais pour vendre ou acheter», ronchonne un vieil homme en regardant de loin le marché à ciel ouvert.
«Nous étions un petit groupe de femmes à vendre des jouets et des pâtisseries à côté de l’hôpital central de la ville, puis la municipalité a décidé de nous accorder un terrain», dit Salama Bint Mabrouk, 43 ans, accroupie devant un étal d’épices et de bois de santal.

Mais elle déplore que les affaires marchent moins bien qu’avant. «Nous vendions bien avant que des vendeuses commencent à affluer de partout, même de Mascate», dit-elle.

«Le souk des femmes est devenu l’une des principales attractions touristiques de la région, et beaucoup de gens des différentes provinces du sultanat comme de nombreux touristes y affluent», dit Mehanna Hadrami, responsable des municipalités dans la région.

Il indique que la municipalité «a des plans pour l’extension du souk, qui existe depuis huit ans», assurant que l’existence de ce marché «a contribué à dynamiser la vice économique de la province».

Mais à la limite du marché, les hommes commencent à contester les femmes sur leur propre terrain, des vendeurs ambulants s’installant pour proposer leurs marchandises. (AFP)
Chaque mercredi à l’aube, des dizaines de femmes prennent d’assaut une place de la ville omanaise d’Ibra, s’installant à même le sol pour vendre leurs produits dans un souk exclusivement réservé aux femmes.La tête couverte de longs châles bariolés, le visage parfois caché par la burqa, un masque particulier laissant apparaître seulement leurs yeux, les femmes déballent leur marchandise avant l’arrivée des clientes.Des tissus chatoyants aux parfums orientaux en passant par les produits de beauté, les bijoux et les vêtements pour enfants, le souk d’Ibra, une ville de l’intérieur omanais située à 80 kilomètres à l’est de Mascate, ne diffère guère des autres marchés traditionnels.Mais les femmes voilées qui se promènent entre les marchandises étalées sur des tapis affirment toutes le préférer parce...