Les grévistes à la raffinerie de Mina al-Ahmadi réclament des promotions et l’amélioration de leurs salaires. Ils ont engagé leur mouvement samedi.
Selon M. Hamad al-Suwian, président de l’Union des travailleurs du secteur pétrolier, le mouvement risque de s’étendre dès mardi soir aux employés d’une autre raffinerie, Mina Abdallah, si aucun règlement n’est trouvé d’ici là.
La Kuwait National Petroleum Company (KNPC, étatique), qui contrôle les raffineries, refuse d’engager des pourparlers avec les grévistes avant qu’ils ne mettent fin à leur grève, a indiqué un responsable koweitien.
Le gouvernement a apporté dimanche son soutien à la KNPC. Dans un communiqué, le conseil des ministres a affirmé son «rejet du phénomène de la grève ou des menaces de grève et renouvelé son appel au dialogue».
«Celui qui réclame des droits doit agir par des moyens légaux, conformément à la législation en vigueur dans le pays», a indiqué le cabinet.
Le Koweit ainsi que Bahrein sont les seuls pays arabes du Golfe à autoriser l’existence de syndicats ouvriers. Les mouvements de grève sont exceptionnels dans ces pays, notamment en Arabie Séoudite, au Qatar, dans les Emirats arabes unis et à Oman.
Un responsable de la KNPC a assuré à la presse que la grève n’avait pas affecté les opérations de chargement, mais a déclaré craindre l’extension du mouvement.
Quelque 1.300 personnes sont employées à la raffinerie d’al-Ahmadi, dont la capacité est d’environ 450.000 barils/ jour (bj). Le Koweit produit quelque deux millions de bj, conformément au quota qui lui est alloué par l’OPEP.
En mars 1995, quelque 1.200 employés de la Kuwait Oil Company (KOC) avaient observé une grève d’une semaine pour réclamer de meilleures conditions de travail et des promotions. Il s’agissait du premier mouvement de grève organisé au sein de la KOC depuis 1980, lorsque des ouvriers de la compagnie avaient cessé le travail pendant deux semaines. (AFP)


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