Les poursuites sont ouvertes notamment pour «tromperie sur la qualité d’un produit, introduction illicite de produits d’origine animale et d’épizootie», a-t-on ajouté de même source.
L’enquête fait suite à un rapport des services douaniers et vétérinaires qui indique que quatre entreprises françaises spécialisées dans le négoce de viande bovine, dont la Socopa, auraient importé de la viande britannique avant de la revendre dans des pays tiers.
L’enquête n’aurait cependant pas mis au jour pour l’instant des ventes de viande britannique en France de la part de ces entreprises, a-t-on précisé de source judiciaire.
Une première information judiciaire sur des importations de farines animales britanniques en France, après 1990, avait déjà été ouverte le 28 mai. L’enquête avait également été confiée au juge Boizette.
L’annonce par le gouvernement britannique en mars 1996 d’une possible transmission à l’homme par voie alimentaire de la maladie de l’ESB (encéphalopatie spongiforme bovine), dite de la «vache folle», avait amené un embargo mondial sur la viande bovine britannique et une crise au sein de l’Union européenne.
Malgré l’embargo, le commerce de viande britannique semble avoir continué, via différents pays utilisés comme écrans, notamment l’Irlande et la Belgique.
Ainsi, une enquête de la Commission européenne, diligentée en mai 1997, a mis en évidence un trafic portant sur environ 1.600 tonnes de viande britannique ayant transité par des entreprises belges.
Les services vétérinaires français avaient consigné au printemps dernier 140 tonnes de viande suspecte dans un entrepôt du Pas-de-Calais.
De même, un contrôle de routine effectué par les douanes à Boulogne le 24 juillet dernier a mis en évidence la présence d’une «estampille britannique» sur de la viande congelée, présentée comme originaire d’Irlande.


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