La décision d’administrer les coups de fouet en plusieurs séances est mentionnée dans le verdict prononcé à l’encontre de Lucille McLauchlan, 31 ans, accusée de complicité dans le meurtre de sa consœur australienne Yvonne Gilford, 55 ans, en décembre dernier dans un hôpital séoudien, selon Salah Hejailan, avocat de la jeune femme, cité par le journal séoudien «al-Charq al-Awsat».
Une autre infirmière britannique, Deborah Parry, 41 ans, impliquée dans le même meurtre et reconnue coupable d’homicide volontaire, risque la peine capitale. Le tribunal islamique de Khobar (nord-est séoudien) ne s’est pas encore prononcé sur son cas.
Selon l’avocat, la menace de décapitation ne pèse plus sur Deborah Parry après que la famille de la victime eut accepté une compensation de 1,2 million de dollars, en vertu d’un accord signé par son frère, Franck Gilford, et les deux accusées.
Devant l’émotion soulevée par cette affaire en Grande-Bretagne, le secrétaire au Foreign Office Robin Cook a tenté de prévenir un incident diplomatique avec l’Arabie Séoudite, déclarant à New York où il se trouve pour les travaux de l’Assemblée générale de l’ONU: «Nos préoccupations en tant que gouvernement sont entièrement humanitaires».
M. Cook a dit qu’en vue d’une rencontre aujourd’hui vendredi avec le ministre séoudien des Affaires étrangères, le prince Séoud el-Fayçal, il n’avait qu’un seul objectif: «essayer d’assurer qu’il n’y ait ni décapitation, ni flagellation».
M. Cook a répété qu’il considérait la condamnation aux coups de fouets «totalement inacceptable dans le monde moderne».
Il a annoncé que lors de la rencontre avec le prince Séoud el-Fayçal, il serait «courtois et diplomate».
Mais il exprimera aussi la douleur des familles et l’intensité du sentiment de l’opinion publique britannique provoqué par l’annonce des condamnations mardi.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine