Le Fonds monétaire international devrait mettre en place un cadre permettant aux pays de mieux lutter contre les «excès» des marchés associés à des mouvements de capitaux déstabilisants, a déclaré le ministre malais Anwar Ibrahim devant l’assemblée du FMI et de la Banque mondiale.
Ces règles devraient s’appliquer non seulement aux pays membres du FMI mais aux «opérateurs de marché» et devraient comprendre des «normes éthiques et professionnelles», a déclaré M. Anwar qui est aussi le vice-premier ministre.
«L’effet de contagion» de la crise financière qui a débuté en Thaïlande mais qui s’est propagée à ses voisins «a dépassé toutes nos craintes par son intensité… laissant notre région en pleine turbulence», a rappelé M. Anwar.
La crise démontre que «des politiques saines ne constituent pas une garantie contre les activités spéculatives» et a mis en lumière les difficultés rencontrées par les pays qui n’ont pas de système financier sophistiqué, a-t-il ajouté.
Mais elle a fourni une «impulsion» au lancement d’un «forum de discussion des questions régionales et de réflexion sur les politiques permettant de remédier» à la crise.
«Ce forum nous fournit un point de départ pour l’établissement d’une ligne de crédit stand-by afin de prolonger les efforts du FMI pour rétablir une stabilité financière et économique afin de soutenir les ajustements macro-économiques», a souligné M. Anwar.
Il a appelé le FMI à élargir ses travaux afin d’encourager les gouvernements à stimuler la «transparence de tous les opérateurs de marché».
Les institutions multilatérales «doivent être préparées à mesurer la situation difficile des économies émergentes» et à prendre en considération les problèmes créés par la spéculation.
La rapidité et l’étendue de l’ouverture des marchés devraient en dépendre, a estimé M. Anwar qui a demandé au FMI d’entreprendre une étude sur les moyens d’assurer une meilleure stabilité des marchés financiers. (AFP)


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