Les 44.000 entreprises transnationales recensées par la CNUCED dans son rapport 1997 réalisent l’essentiel des investissements dans le monde.
En 1996, pour la cinquième année consécutive, la compagnie pétrolière Royal Dutch Shell (Royaume-Uni/Pays-Bas) est en tête de la liste des 100 première sociétés transnationales (STN), avec des avoirs à l’étranger de près de 80 milliards de dollars.
Suivent Ford, General Electric, Exxon, General Motors, Volkswagen, IBM, Toyota, Nestlé et Mitsubishi.
Les 100 STN les plus importantes possèdent 1.700 milliards de dollars d’actifs par le biais de leurs filiales à l’étranger, contrôlant ainsi un cinquième du total des actifs à l’étranger de toutes les STN.
Leurs ventes à l’étranger ont représenté 2.000 milliards de dollars en 1996 alors qu’elles employaient hors de leurs frontières un total de près de 6 millions de personnes.
Aux Etats-Unis, 25 STN comptent pour la moitié des investissements étrangers de ce pays, une part qui est restée pratiquement inchangée depuis 40 ans, selon le 7e rapport annuel de la CNUCED.
Les STN des pays développés sont les principaux investisseurs dans les pays en développement mais l’idée «d’accès au marché en est le principal motif, et non la possibilité d’engager de la main d’œuvre peu coûteuse», a souligné le directeur général de la CNUCED Rubens Ricupero à la presse.
Les fusions et acquisitions transfrontières «jouent un rôle prédominant dans l’essor de l’IED» principalement dans des transactions entre l’Amérique du Nord et l’Europe, avec une hausse de 16% en 1996, pour une valeur de 275 milliards de dollars, selon la CNUCED. 45 fusions et acquisitions transfrontières étaient cette année-là chiffrées à au moins 1 milliard de dollars. (AFP)

