Dans son homélie dominicale prononcée à Bkerké après la lecture de l’Evangile, Mgr Sfeir a notamment déclaré: «La bonne volonté conduit à une réconciliation définitive entre tous les Libanais et entre les différentes factions du pays. Une telle réconciliation permettra d’espérer un nouvel avenir pour le Liban». L’éminent prélat a poursuivi: «Il faut considérer la réconciliation comme un moyen de parvenir à une paix stable entre tous les Libanais. Que la fin de la guerre armée soit donc le prélude de la fin des conflits d’intérêts. Que cesse la guerre des intérêts personnels, qui peut être parfois plus dangereuse que les conflits armés».
Des réalités
Le cardinal Sfeir a enfin souhaité que «l’on prenne conscience de ces réalités pour bâtir ensemble un pays qui mérite d’être souverain, libre et indépendant, apte à assumer ses responsabilités. C’est ainsi que ses fils en seront fiers, que ses voisins se fieront à lui, que ses amis le respecteront et l’aideront à recouvrer ses fondements».
Après la messe, le patriarche maronite a notamment reçu les députés Elias el-Khazen, Camille Ziadé, Mansour Ghanem el-Bone ainsi qu’une délégation des jeunes de Bécharré qui, à leur sortie du patriarcat, ont distribué un communiqué à la presse, critiquant «les attaques du ministre Joumblatt contre Bkerké».
Puis, Mgr Sfeir s’est entretenu avec le chef du parti «Solidarité», M. Emile Rahmé. A l’issue de l’entrevue, celui-ci a dénoncé «le caractère versatile» du ministre Joumblatt, déclarant à ce sujet: «Après avoir rendu visite au patriarche, vous le verrez s’en prendre à lui. Le même scénario se répétera une deuxième et une troisième fois. Mais une chose est sûre: Sa Béatitude ne lui fermera jamais les portes de Bkerké».

