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Actualités - Discours

Aridi, au nom de Joumblatt, répond au ministère des AE

M. Ghazi Aridi, conseiller politique du ministre Walid Joumblatt, a répondu en termes virulents à M. Farès Boueiz. Le chef de la diplomatie avait notamment affirmé, lors d’une interview télévisée, jeudi dernier, que le chef du Parti socialiste progressiste (PSP) avait en tête des objectifs précis, fort éloignés de ceux dont il fait état publiquement et qu’«il tire dans une direction pour viser dans une autre direction».
A l’occasion d’un colloque organisé samedi par le PSP dans le Chouf, M. Aridi a déclaré, dans une allusion au ministre Boueiz: «Il ne faut pas se leurrer: ce n’est pas parce qu’on est au pouvoir, ou ministre, que l’on représente pour autant un vaste courant populaire. En effet, d’aucuns sont nés hier du néant, autrement dit des élections législatives falsifiées». Et il ajoute: «M. Boueiz affirme que Walid Joumblatt a d’autres visées que celles avouées (...). Celui-ci n’a pas besoin de courtiser la Syrie car il n’a pas besoin de complaire à quiconque. D’autres, par contre, usent de la surenchère pour réaliser leurs ambitions». «Ce sont là des attitudes qui ne trompent personne et ils ne sont pas éternels aux postes auxquels ils ont accédé», a-t-il encore dit.
Concernant les critiques que M. Joumblatt avait faites au patriarche Nasrallah Sfeir lors de la dernière réunion du Conseil des ministres et qui touchaient à la présence syrienne au Liban, M. Aridi a affirmé que le ministre des Déplacés n’avait jamais voulu offenser le prélat. «Il a simplement tenu à mettre en garde contre certaines attitudes nuisibles à la paix civile, au retour des personnes déplacées et aux relations entre les Libanais», a-t-il souligné, avant de poursuivre: «On lance des slogans de souveraineté et d’indépendance dans une optique confessionnelle. Or, il y a divergence sur le fondement même de ces concepts. Nous voulons que ces thèmes soient clairement définis. Si les intentions étaient bonnes, nous n’aurions pas passé cinq ans avant d’approuver le contenu du manuel d’Histoire qui, d’ailleurs, reste confus».

Harb

Pour sa part, M. Boutros Harb, député du Batroun, a répondu aux critiques de M. Joumblatt à l’adresse du patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, lors de la dernière réunion du Conseil des ministres.
L’attitude de M. Joumblatt, a-t-il estimé, «ne contribue pas à l’unité du pays».
Dans une interview radiodiffusée, M. Harb a déclaré: «Les propos du patriarche Sfeir concernant la présence syrienne au Liban n’ont rien de nouveau». «Les autorités libanaises étant faibles, a-t-il poursuivi, elles mettent à profit leurs relations avec la Syrie pour se protéger». «C’est ce comportement qui est à l’origine du déséquilibre national et qui fait de la présence syrienne au Liban un élément essentiel de la vie politique et de la décision libanaises», a-t-il dit.
Le député de Batroun a en outre affirmé que de bonnes relations libano-syriennes supposent «la sauvegarde des intérêts des deux peuples dans le cadre de la souveraineté, de l’indépendance et de la liberté de décision politique des deux pays». Selon lui, la responsabilité des erreurs commises dans le cours des rapports entre Beyrouth et Damas incombe au gouvernement.
«Celui-ci n’est pas concerné par les questions politiques et se contente de mettre en application des idées reçues», a-t-il dit.
Soulignant d’autre part la nécessité d’organiser des élections municipales, M. Harb a notamment déclaré: «Etant donné la dernière décision prise à ce sujet par le Conseil des ministres, il semble que l’on s’achemine vers un nouveau report du scrutin».
Rappelons que le gouvernement avait demandé mercredi aux présidents et membres des conseils municipaux actuels de continuer à expédier les affaires courantes en attendant d’être remplacés.
En réponse à une question concernant le problème des naturalisations, M. Harb a indiqué que la nationalité libanaise devait être accordée «uniquement à ceux qui la méritent. Certains l’ont obtenue (y compris des hors-la-loi) alors que rien ne les lie au Liban», a-t-il noté, avant d’affirmer que «le décret de 1994 devrait être appliqué car il n’accorde la nationalité qu’à ceux qui la mérite».
Prié de commenter la visite à Beyrouth du secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright, M. Harb a indiqué qu’elle a «consacré le rôle du Liban en tant qu’Etat dont les décisions et les intérêts sont indépendants».
M. Ghazi Aridi, conseiller politique du ministre Walid Joumblatt, a répondu en termes virulents à M. Farès Boueiz. Le chef de la diplomatie avait notamment affirmé, lors d’une interview télévisée, jeudi dernier, que le chef du Parti socialiste progressiste (PSP) avait en tête des objectifs précis, fort éloignés de ceux dont il fait état publiquement et qu’«il tire dans une direction pour viser dans une autre direction».A l’occasion d’un colloque organisé samedi par le PSP dans le Chouf, M. Aridi a déclaré, dans une allusion au ministre Boueiz: «Il ne faut pas se leurrer: ce n’est pas parce qu’on est au pouvoir, ou ministre, que l’on représente pour autant un vaste courant populaire. En effet, d’aucuns sont nés hier du néant, autrement dit des élections législatives falsifiées». Et il ajoute: «M....