Le sang de Saint Janvier s’est, comme chaque 19 septembre, liquéfié vendredi à la cathédrale de Naples (sud, de l’Italie), devant une foule de quelque 3.000 fidèles et en présence de plusieurs personnalités italiennes.
Selon la tradition, le sang de Saint Janvier, saint patron de la cité napolitaine, se liquéfie trois fois par un: le 19 septembre à l’occasion de l’anniversaire de la décapitation, en 305, du saint durant les persécutions de l’empereur Dioclétien contre les chrétiens, le 8 mai pour l’anniversaire du transfert des reliques du saint dans la catacombe où elles reposent, et le 16 décembre lors de l’anniversaire de la dramatique éruption du Vésuve de 1631.
Le sang du saint, contenu dans deux petites ampoules en verre renfermées dans un coffret, s’est liquéfié vendredi peu après 10h. heure locale, au terme d’une heure de prière et sous les applaudissements des fidèles. Parmi la foule figuraient le maire de Naples, Antonio Bassolino (PDS, ex-PCI) et l’ancien ministre italien des Affaires étrangères, Susanna Agnelli, sœur de Gianni Agnelli, président d’honneur du groupe Fiat.
«C’est un prodige de la foi, a commenté le cardinal Michele Giordano qui a guidé les prières, un événement que la science n’a pas réussi à expliquer. Des analyses au spectroscope, effectuées il y a quelques années sur les ampoules, ont démontré que le liquide contient de l’hémoglobine, donc il s’agit de sang», a poursuivi le cardinal Giordano avant de décrire l’aspect, pour ce 19 septembre, du sang liquéfié: «Il est plus sombre que d’habitude et il a augmenté de volume», a-t-il dit. «Chaque fois le prodige se répète de façon différente et ceci indique également la nature surnaturelle de l’événement», a-t-il ajouté.
Les premières traces historiques de ce miracle, reconnu par l’Eglise et considéré comme un bon augure pour la ville, remonte à 1389. (AFP)

