Des associations anti-sida inquiètes des résistances aux tri-thérapies
le 19 septembre 1997 à 00h00
Les huit principales associations françaises de lutte contre le sida s’inquiètent de l’émergence de phénomènes de résistance médicamenteuse aux tri-thérapies utilisées pour combattre le virus de l’immuno-déficience humaine (VIH). Dans une lettre publiée par le quotidien «Le Monde», elles en appellent «aux pouvoirs publics, à l’industrie pharmaceutique et à la société civile afin que tous les moyens et toutes les énergies soient engagés pour affronter cette nouvelle période de détresse qu’impose la maladie». Selon ces associations (Action-Traitements, Act Up, AIDES, Arcat-Sidaz, Nova Dona, Sida Info Service, Solidarité Enfants Sida, Vaincre le Sida), environ 8.000 personnes traitées par des associations médicamenteuses seront, dans les mois prochains, en situation d’échec thérapeutique, aucune autre solution ne pouvant, compte tenu de l’état actuel de la pharmacopée, leur être proposée. Les tri-thérapies ont fait leur apparition début 1996, quand une nouvelle classe de médicaments — les antiprotéases — a été essayée. Ces antiprotéases s’attaquent au virus au moment où il s’échappe de la cellule saine en véritable «pompe à virus». Au contraire, les autres antiviraux, les antinucléosidiques, catégorie à laquelle appartient notamment l’AZT, la première arme employée contre le VIH, s’en prennent au virus au moment où il pénètre dans la cellule pour l’infecter. Ces molécules de classes différentes visent des cibles différentes au sein de la cellule mais, combinés, ces médicaments permettent de réduire considérablement la «charge virale», le volume de virus présent dans le sang, «à des niveaux indétectables par les techniques existantes».(AFP)
Les huit principales associations françaises de lutte contre le sida s’inquiètent de l’émergence de phénomènes de résistance médicamenteuse aux tri-thérapies utilisées pour combattre le virus de l’immuno-déficience humaine (VIH).Dans une lettre publiée par le quotidien «Le Monde», elles en appellent «aux pouvoirs publics, à l’industrie pharmaceutique et à la société civile afin que tous les moyens et toutes les énergies soient engagés pour affronter cette nouvelle période de détresse qu’impose la maladie».Selon ces associations (Action-Traitements, Act Up, AIDES, Arcat-Sidaz, Nova Dona, Sida Info Service, Solidarité Enfants Sida, Vaincre le Sida), environ 8.000 personnes traitées par des associations médicamenteuses seront, dans les mois prochains, en situation d’échec thérapeutique, aucune autre...
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