Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Victimes d'une décennie de doi moi Les paysans vietnamiens défient le parti

La colère des paysans vietnamiens, exprimée récemment avec une ampleur sans précédent en province face à une corruption devenue insupportable, a mis le Parti communiste au défi, le poussant à intervenir pour tenter de prouver qu’il avait la situation en main.
Après un silence de plusieurs mois, ces graves «turbulences» ont donné lieu dans la presse officielle du Vietnam à une rare entreprise d’explication par laquelle le PCV souhaitait démontrer qu’il savait réagir lorsque sa crédibilité est menacée, estiment les observateurs.
L’organe officiel du parti, le journal «Nhân Dân», vient ainsi de publier une série d’articles sur les causes des manifestations qui ont touché en mai et juin 128 des 285 communes de la province de Thai Binh. Thai Binh, au sud-est de Hanoï, est une province stratégique à deux titres: c’est l’un des grands producteurs de riz au nord, c’est aussi le berceau de la Révolution communiste.
Ne pouvant plus garder le silence sur cette affaire qui s’était largement ébruitée, les autorités ont fini par donner leur version du «pourquoi» de la colère paysanne — avalanche d’impôts, détournements de fonds publics destinés à des projets communaux, trafics d’influence — et ont montré du doigt les coupables: des cadres locaux véreux.
Qui plus est, elles ont donné raison aux villageois en colère. Le Nhân Dân a ainsi fait porter la responsabilité des troubles aux autorités locales «qui ont tourné le dos à la population» en «prenant ses doléances à la légère». Il a aussi accusé les cadres «qui gèrent des sommes de plus en plus importantes» et dont certains «ont succombé face à l’argent facile».(AFP)
La colère des paysans vietnamiens, exprimée récemment avec une ampleur sans précédent en province face à une corruption devenue insupportable, a mis le Parti communiste au défi, le poussant à intervenir pour tenter de prouver qu’il avait la situation en main.Après un silence de plusieurs mois, ces graves «turbulences» ont donné lieu dans la presse officielle du Vietnam à une rare entreprise d’explication par laquelle le PCV souhaitait démontrer qu’il savait réagir lorsque sa crédibilité est menacée, estiment les observateurs.L’organe officiel du parti, le journal «Nhân Dân», vient ainsi de publier une série d’articles sur les causes des manifestations qui ont touché en mai et juin 128 des 285 communes de la province de Thai Binh. Thai Binh, au sud-est de Hanoï, est une province stratégique à deux...