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Actualités - Chronologie

Un coupeur de cathéter dans les hôpitaux de Zyrich

Cela ressemble à un roman d’Agatha Christie, mais pour les patients des hôpitaux de Zurich, l’angoisse est bien réelle après l’annonce d’un nouveau cas de perfusion sectionnée en week-end, le sixième d’une série.
Une Suissesse de 88 ans malade du cœur a eu sa ligne de survie, un tuyau de cinq millimètres d’épaisseur, coupée en biais. La bouteille du glucose qu’elle recevait dans l’avant-bras avait également été fermée.
La vie de la vieille dame n’a pas été mise en danger mais l’incident a renforcé la psychose au tueur en série qui s’en prendrait aux malades de la plus grande ville de Suisse.
«La peur dans les hôpitaux», titrait le quotidien populaire francophone «Le Matin», tandis que le «Blick», un journal alémanique à grand tirage, parlait d’une «nouvelle attaque» d’un hypothétique «coupeur de cathéter».
Le premier cas remonte au 18 août. Mais la police et la justice n’ont été saisis qu’après la mort d’un Turc d’une cinquantaine d’années le 22 août à l’hôpital universitaire de Zurich. L’homme est décédé d’une embolie pulmonaire après que sa perfusion eut été sectionnée.
L’avocat de sa famille s’est dit persuadé qu’il s’agissait d’un meurtre.
En moins de trois semaines, jusqu’au 9 septembre, cinq cas total de perfusion coupée ou débranchée ont été enregistrés à l’hôpital universitaire, un grand complexe d’un millier de lits.
Un seul décès a été enregistré mais chaque incident a mis en danger la vie des patients car les dispositifs alimentaient des veines proches du cœur.
Le sixième cas, celui de la vieille dame, présente des différences. La victime était une femme, alors que tous ses prédécesseurs étaient des hommes. Sa perfusion était placée au bras, et non près du cœur. Enfin, il s’agissait d’un autre hôpital de Zurich, le Triemlispital.
«Un lien direct est invraisemblable», a déclaré le chef de la police Marcel Bebié.

Un déséquilibré?

Les policiers estiment comme «une possibilité parmi d’autres» que le psychopathe, s’il s’agit bien d’un déséquilibré ou d’un criminel unique, ait pu faire des émules. La presse avait révélé l’affaire en fin de semaine dernière seulement.
L’enquête de la police et de la justice n’a pour l’instant rien donné. Il n’y a eu ni menace, ni revendication.
«Nous cherchons une aiguille dans une botte de foin», a dit le procureur Andreas Brunner.
Les mesures de sécurité et de surveillance ont été renforcées à l’hôpital universitaire et dans les autres établissements de soins de Zurich. Des lignes de téléphone d’urgence ont été ouvertes. Des réunions de crise se succèdent entre policiers, magistrats et responsables hospitaliers.
Mais les autorités avertissent que la sécurité absolue n’existe pas dans des ensembles gigantesques qui doivent tenir compte de la libre circulation des malades, du personnel soignant et des visiteurs.
Quelque 5.500 personnes travaillent à l’hôpital universitaire qui enregistre 10.000 passages quotidiens. Le Triemlispital est lui aussi un «monstre» de 17 étages qui accueille 92.000 patients par an.
La tension a monté à l’hôpital universitaire mais son fonctionnement était normal. On n’a enregistré ni sorties hâtives ni entrées différées, a dit son directeur Paul Stiefel.
Des patients interrogés se sont déclaré parfois angoissés mais ont généralement affirmé conserver leur confiance dans le personnel.
«Il y a une angoisse bien compréhensible, mais pas de panique», a dit un responsable d’une ligne d’urgence. En quatre jours, 150 appels ont été enregistrés, dont la moitié de journalistes. (AFP)
Cela ressemble à un roman d’Agatha Christie, mais pour les patients des hôpitaux de Zurich, l’angoisse est bien réelle après l’annonce d’un nouveau cas de perfusion sectionnée en week-end, le sixième d’une série.Une Suissesse de 88 ans malade du cœur a eu sa ligne de survie, un tuyau de cinq millimètres d’épaisseur, coupée en biais. La bouteille du glucose qu’elle recevait dans l’avant-bras avait également été fermée.La vie de la vieille dame n’a pas été mise en danger mais l’incident a renforcé la psychose au tueur en série qui s’en prendrait aux malades de la plus grande ville de Suisse.«La peur dans les hôpitaux», titrait le quotidien populaire francophone «Le Matin», tandis que le «Blick», un journal alémanique à grand tirage, parlait d’une «nouvelle attaque» d’un hypothétique...