Le palais de Buckingham a tenté hier de faire taire les critiques sur l’attitude de la famille royale avant et après l’organisation des obsèques de Diana et démenti toute mésentente entre la reine et son fils Charles.
Un communiqué du palais de Buckingham, qui constitue aussi bien par son style que par son contenu une initiative inhabituelle, passe en revue pour les démentir chacune des allégations parues dans la presse depuis la mort de Diana, dont certaines avaient déjà été niées en leur temps.
Il évoque ainsi les rumeurs sur une mésentente entre la famille royale et la famille Spencer pour l’organisation des funérailles et celle sur des affrontements verbaux entre le prince Charles et le principal conseiller de la reine, Sir Robert Fellowes, qui en seraient venus aux insultes, à en croire la presse.
La dernière rumeur en date, publiée hier dans le Sun, et qui assurait que la reine avait opposé son veto à la publication de timbres à l’effigie de Diana, est démentie comme les autres.
Selon Buckingham, la reine a simplement demandé à ce que la sortie en soit retardée, en accord avec les vœux de la famille Spencer qui avait fait part de son désir d’éviter toute précipitation pour ce genre d’hommages.
«A la suite de la mort tragique de la princesse de Galles, il y a eu une vague de spéculations et d’histoires inexactes sur les événements qui ont conduit à ces obsèques ou les ont suivies», lit-on dans le communiqué qui estime nécessaire de «corriger ces histoires».
«Les arrangements pour les obsèques ont été faits en moins d’une semaine. Il y a eu inévitablement des petites différences sur des points de détail, mais ceux-ci ont été rapidement résolus», indique le communiqué.
«La reine a pris des décisions en consultation étroite avec le prince de Galles à Balmoral. Ses conseillers ont travaillé en liaison étroite avec ceux du prince de Galles et avec ceux du premier ministre» Tony Blair, ajoute-t-il.
«Toute suggestion selon laquelle des pressions ont dû être exercées sur la reine par quiconque, y compris le prince de Galles, sont fausses».
Parallèlement, le communiqué cherche à mettre un terme aux spéculations sur les leçons que la reine entend précisément tirer de la mort de la princesse, comme elle l’avait promis dans son allocution aux Britanniques.
Les conseillers de la reine, en liaison avec ceux de son successeur désigné, le prince de Galles, y travaillent actuellement, mais il est trop tôt pour en parler, indique le communiqué.
Pétition en faveur des Paparazzi
Sur le plan de l’enquête, une pétition de soutien aux neuf reporters-photographes et au motard de presse poursuivis en justice après l’accident mortel de la princesse Diana a été signée par 91 journalistes reporters-photographes et motards de presse.
Les photographes signataires, appartenant aux agences photographiques Gamma, Sipa et Sygma, aux quotidiens Le Figaro et France-Soir notamment, et à l’Agence France-Presse, «se solidarisent avec leurs confrères transformés en boucs émissaires».
Ils soulignent dans la pétition que «toutes les inculpations retenues (contre les photographes) semblent disproportionnées», dans l’état actuel des informations connues sur l’accident de Diana.
Neuf photographes titulaires de la carte de presse et un motard de presse, présents sur les lieux de l’accident de la princesse Diana le 31 août, ont été mis en examen pour «homicides involontaires et non-assistance à personne en danger».
Deux des photographes mis en examen ont en outre été placés sous contrôle judiciaire, ont l’interdiction d’exercer leur profession et ont été privés de leurs cartes de presse.

