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Actualités - Chronologie

Jiang appelle le PC chinois à ouvrir de nouvelles voies pour l'avenir

Le numéro un du Parti communiste chinois (PCC) Jiang Zemin a appelé hier les délégués du 15e Congrès du Parti à «sortir des sentiers battus» et à «ouvrir de nouvelles voies» pour faire entrer la Chine dans le 21e siècle.
Dans un rapport-fleuve de 2 heures et demie consacré au travail accompli depuis le précédent Congrès il y a 5 ans, M. Jiang a toutefois affirmé avec force que le parti allait conserver son pouvoir, réduisant ainsi à néant les espoirs d’une réforme politique en profondeur destinée à accompagner les ambitieuses réformes économiques.
«Pour faire progresser notre cause dans le 21e siècle, il nous faut saisir toutes les occasions sans faiblir et ouvrir de nouvelles voies au lieu de suivre les sentiers battus», a dit M. Jiang dans son discours prononcé devant les 2048 délégués réunis dans l’immense Palais du Peuple, au centre de Pékin.
Le numéro un du régime a dès le départ inscrit son rapport dans la continuité avec la politique tracée par Deng Xiaoping, l’ancien patriarche décédé en février à l’âge de 92 ans.
Il a proposé d’élever les théories de Deng Xiaoping sur la libéralisation de l’économie au même niveau que celles de Mao Tsétoung, de Lénine et de Marx.
Certains espéraient que Jiang Zemin profiterait de ce Congrès pour accélérer l’ouverture du régime dans le domaine des libertés et imposer ainsi sa marque, comme ont su le faire auparavant Mao Tsétoung et Deng.
Mais Jiang a au contraire réaffirmé clairement le rôle primordial du Parti dans la conduite des affaires du pays.
«Les conclusions tirées des expériences passées démontrent que seul le Parti communiste peut conduire le peuple à la victoire et améliorer son niveau de vie», a-t-il dit.
Le PCC compte 58 millions de membres et conserve le monopole du pouvoir sur une population de plus d’un milliard deux cents millions de personnes, malgré l’ouverture spectaculaire de son économie aux méthodes capitalistes.
Au plan des réformes politiques, M. Jiang a simplement évoqué la possibilité d’étendre aux villes le système démocratique d’élection des représentants déjà en vigueur dans les villages.
Il a en revanche insisté sur la nécessité de conserver un contrôle étroit sur les médias afin de se prémunir contre «l’influence des idées décadentes».
Le numéro un chinois, qui est également chef de l’Etat et chef de l’armée, a annoncé que les effectifs de l’Armée populaire de libération (APL), la plus forte du monde avec 3 millions de soldats, seront réduits de 500.000 personnes d’ici l’an 2000.
Sur le chapitre crucial de la réforme des entreprises d’Etat, M. Jiang a averti qu’elle s’accompagnera inévitablement de licenciements et de difficultés sociales. Il s’est prononcé clairement en faveur de l’introduction d’un système d’actionnariat dans la majeure partie des entreprises publiques, mais a nié qu’il s’agisse d’une privatisation, comme l’affirment certains conservateurs du Parti.
Enfin, M. Jiang a enfourché à nouveau son cheval de bataille contre la corruption en annonçant une campagne de «purification» des rangs du Parti afin d’en exclure les éléments corrompus. Il a affirmé que tous les membres du Parti, quel que soit leur rang, sont égaux devant la discipline.
Cet appel survient au lendemain de l’exclusion du Parti de l’ancien patron de Pékin, Chen Xitong, impliqué dans le plus grand scandale financier de l’histoire du régime communiste chinois. Le cas de M. Chen, qui était pourtant jusqu’à sa chute l’un des membres du tout-puissant Bureau Politique, a été confié à la justice.
D’ici le 18 septembre, date de clôture du Congrès, les délégués devront se prononcer sur ce texte et examiner un rapport de la Commission d’Inspection de la Discipline du Parti.
Ils doivent également approuver certains amendements aux statuts du Parti et élire un nouveau Comité Central et les nouveaux membres de la Commission d’Inspection de la Discipline. (AFP)
Le numéro un du Parti communiste chinois (PCC) Jiang Zemin a appelé hier les délégués du 15e Congrès du Parti à «sortir des sentiers battus» et à «ouvrir de nouvelles voies» pour faire entrer la Chine dans le 21e siècle.Dans un rapport-fleuve de 2 heures et demie consacré au travail accompli depuis le précédent Congrès il y a 5 ans, M. Jiang a toutefois affirmé avec force que le parti allait conserver son pouvoir, réduisant ainsi à néant les espoirs d’une réforme politique en profondeur destinée à accompagner les ambitieuses réformes économiques.«Pour faire progresser notre cause dans le 21e siècle, il nous faut saisir toutes les occasions sans faiblir et ouvrir de nouvelles voies au lieu de suivre les sentiers battus», a dit M. Jiang dans son discours prononcé devant les 2048 délégués réunis dans...