La Mairie de Paris souhaite témoigner «combien reste fort et universel le message artistique laissé par la cantatrice grecque». La manifestation se déroulera dans les salons de l’Hôtel de Ville pour quelque sept cents privilégiés et sera retransmise sur écran géant sur le parvis où 2.000 sièges seront disposés.
Le personnage de la magicienne de Colchide, symbole du tragique absolu que Callas incarna à l’opéra, au cinéma et dans la vie, dominera l’hommage que le théâtre lui rendra en la personne de Ludmilla Mikaël et de celle de Redjep Mitrovitsa de la Comédie française. Ces deux comédiens interpréteront des extraits des «Médée» d’Euripide, de Sénèque et du film de Pasolini, ponctués d’enregistrements de Maria Callas. Ils liront aussi des poèmes du cinéaste dédiés à la cantatrice sur sa jeunesse en Grèce, sur la solitude et des lettres inédites qu’elle lui avait adressées.
Maria Callas qui s’exprimait en scène autant par la voix que par le geste, sera par ailleurs l’objet d’un hommage de l’étoile-chorégraphe américaine Carolyn Carlson qui a imaginé une composition sur un air de «Andréa Chenier» de Giordano, interprété par la chanteuse.
Des cantatrices d’écoles différentes, l’Italienne Cecilia Gasdia, la Hongroise Sylvia Sass et les Françaises Françoise Pollet et Béatrice Uria Monzon, feront revivre les grands rôles tragiques de La Callas, accompagnées par l’Ensemble orchestral de Paris.
La comédienne grecque Irène Papas apportera le salut de son pays en hommage à sa compatriote avec le monologue de la «Médée» d’Euripide et deux chants grecs anciens.
Pendant plusieurs mois, une pièce de théâtre, «Master Class (La leçon de chant de Maria Callas)», avec la comédienne Fanny Ardant, lui a été consacrée à Paris. (AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine