Pour l’archéologie, le département d’Histoire collaborera, à partir de cette année académique 97-98 avec l’Université de Versailles — Saint-Quentin, ainsi qu’avec la Maison de l’Orient de Lyon. «Eminent épigraphiste, Pierre-Louis Gatier, professeur à la Maison de l’Orient, assurera certaines «unités de valeurs» (U.V.)», indique Raoul Assaf. «Il s’installera à Beyrouth et se chargera également du suivi des étudiants en travaux pratiques (T.P.): apprentissage des techniques de fouilles et stages sur des chantiers, analyses en laboratoire…».
Par ailleurs, le département est en partenariat avec Versailles — Saint-Quentin pour un suivi de travaux de recherches futurs. «Nous avons également mis en place des principes de collaboration avec l’IFAPO (Institut français d’archéologie du Proche-Orient), afin de pouvoir profiter de leur longue expérience dans la région, de leurs chantiers, de leurs capacités…», ajoute M. Assaf, insistant sur l’apport important du Musée de préhistoire libanaise de l’USJ. «Ce musée est unique au Moyen-Orient. Il présente», rappelle-t-il, «une collection exceptionnellement riche constituée par des jésuites depuis la fin du XIXe siècle. Cette collection classée sera incessamment ouverte au public. Les étudiants qui le désirent pourront se spécialiser en préhistoire. Deux de nos étudiants, qui sont en fin de spécialisation à Lyon, seront présents et prêts à donner un coup de main», dit-il.
Archéologie «classique» donc, préhistoire, mais aussi archéologie médiévale, «à laquelle on ne s’intéresse presque pas au Liban et à laquelle nous accorderons une importance particulière», indique Raoul Assaf.
Horizons…
La section Histoire contemporaine-Relations internationales se propose quant à elle de «fabriquer des historiens spécialisés: économie, politique, diplomatie…». «Elle permettra aux étudiants d’obtenir des diplômes qui leur ouvriron plusieurs portes: les grandes institutions internationales comme l’ONU, l’UNESCO, la Ligue arabe…, le monde de la diplomatie, la recherche en histoire contemporaine pour le Liban, le Liban dans le Moyen-Orient, ses relations avec les autres pays, l’émigration…», dit Assaf.
Là encore, mêmes étapes pour l’obtention de diplômes: DEUG, licence…
«L’enseignement académique traditionnel sera soutenu, comme toujours, par des séminaires et des conférences, publics pour la plupart», précise Raoul Assaf. «Nous accueillerons donc plusieurs spécialistes libanais ou étrangers. Un programme sera d’ailleurs établi et communiqué par voie de presse».
Rappelons également que des sorties sur le terrain sont organisées au cours de l’année, ainsi que des voyages d’études, le dernier ayant été effectué en Egypte, avec remontée du Nil et visite des sites les plus importants.
«Le département d’Histoire de l’USJ compte actuellement une cinquantaine d’étudiants. Avec cette nouvelle structuration, nous offrons aux jeunes de nouveaux horizons. Nous espérons ainsi en attirer un plus grand nombre», conclut Raoul Assaf.
Propos recueillis par
Natacha SIKIAS

