Comme les précédentes tragédies, la surcharge en passagers et en marchandises est la cause principale du naufrage du «Fierté Gonâvienne», un caboteur venant de l’île voisine de la Gonâve et qui a coulé devant le port de Monrouis (75 km au nord-ouest de la capitale) alors qu’il faisait une manœuvre pour jeter l’ancre.
Selon le dernier bilan à partir de témoignages locaux, 25 corps ont été retrouvés, 62 rescapés ont été recueillis dont une petite fille de 5 ans et le capitaine cubain, alors qu’environ 500 personnes sont portées disparues.
De son côté, un porte-parole des garde-côtes américains, Jeff Hall, a indiqué qu’un hélicoptèreH-60 avait été dépêché sur les lieux du naufrage. Deux à trois cents personnes sont portées disparues dans cet accident et quatre cents autres ont été récupérées, a-t-il précisé, citant les chiffres des garde-côtes haïtiens.
Le navire transportait quelque 700 passagers, selon lui.
Le Dr Jack Guy Lafontant, directeur général de l’hôpital Sainte Croix de Léogane (sud-ouest de la capitale), a pour sa part assuré qu’il y avait «60 rescapés alors que plus de 500 personnes se seraient trouvées à bord».
Parmi les disparus figurent de nombreux jeunes accompagnant l’équipe de football de la Gonâve qui devait disputer un match à Monrouis.
Trois plongeurs de l’armée canadienne ainsi que des canots pneumatiques gonflables se trouvent sur place à bord de deux hélicoptères de la force de paix de l’ONU, prêts à recueillir d’éventuels survivants.
Il semble toutefois peu probable que des survivants puissent être repêchés, le drame s’étant produit vers cinq heures du matin et la cale comme les cabines du navire, dans lesquelles se trouvaient le gros des passagers, n’étaient pas étanches au niveau des superstructures.
Selon le porte-parole de l’ONU en Haïti, Patricia Tomé, «l’épave du ferry a été retrouvée par 8 mètres de fonds et les plongeurs canadiens et locaux vont commencer leurs recherches pour essayer de remonter les corps».
Le porte-parole a indiqué qu’il n’était pas en mesure à l’heure actuelle de dresser un bilan de la catastrophe.
Cet accident s’inscrit dans une longue liste de naufrage en Haïti. Le plus meurtrier d’entre eux est survenu dans la nuit du 16 au 17 février 1993, lorsque le «Neptune», un navire assurant la liaison Jérémie-Port-au-Prince, avait chaviré et coulé, faisant 276 morts et 800 disparus. (AFP)


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