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Actualités - Chronologie

France : l'invetissement redémarre en douceur

L’investissement en France a légèrement décollé au deuxième trimestre 1997 sous la conduite, surtout, des entreprises et plus particulièrement dans le secteur des transports, selon les comptes nationaux publiés par l’INSEE.
Sa croissance est cependant limitée à 0,2% (après une chute de 1,2% au 1er trimestre et une stagnation à la fin 1996) en raison de son recul dans les administrations publiques et du côté des ménages.
Les dépenses d’investissement dans le secteur public ont en effet reculé de 0,8% alors qu’elles avaient progressé de 0,7% au premier trimestre, ce qui constitue d’ailleurs leur plus mauvaise tendance depuis le 2e trimestre 1996.
Les ménages, qui ont peu consommé, ont aussi réduit leurs propres investissements (-0,2%), même si leur frilosité en la matière apparaît moins marquée qu’au premier trimestre (-2,5%).
La consommation a surtout décru dans les produits manufacturés (-0,5% après +0,6%). L’institut l’explique à la fois par la chute prolongée des achats d’automobiles (-6,8% après -6,4%) et par une baisse de la consommation de biens de consommation courante (-1,0% après +2,1%), elle-même liée à la modification de la période légale des soldes dont a pâti en juin la consommation de textile.
Cette décrue a cependant été atténuée par une hausse sensible des achats d’équipement du foyer (radio, TV-Hifi) qui s’est accélérée à 3,4% après +0,6% au premier trimestre, ainsi que par une hausse de 0,6% des dépenses énergétiques, précédemment en repli.
Par ailleurs, les dépenses des services marchands se sont ralenties, ne progressant plus que de 0,2% (après +1,2%), en raison notamment d’une baisse de 1,2% de la consommation de services de santé.
Enfin, dans le domaine des télécommunications et des transports, après une hausse de 1,3% au 1er trimestre, la consommation a reculé de 1,0% au deuxième.
Au total, ce tassement de la consommation des ménages qui, au-delà des variations trimestrielles, reste globalement plat depuis le début 1996, n’a affecté que modestement la croissance du 2e trimestre dont les principaux ressorts ont été le fort courant des exportations et la reconstitution des stocks dans les entreprises.
Quant à la croissance du produit intérieur brut, elle s’est accélérée à +1,0% au deuxième trimestre 1997 après une hausse de 0,2% au premier.
L’institut souligne toutefois les effets de calendrier qui ont contribué positivement à cette évolution tout comme ils avaient pénalisé le 1er trimestre. Corrigée de ces effets, la croissance du PIB serait de l’ordre de 0,75% au 2e trimestre contre +0,50% au premier.
Cette croissance du deuxième trimestre est inférieure à l’attente des économistes, dont l’estimation médiane chiffrait la hausse du PIB à 1,2%.
L’acquis de croissance pour 1997 ressort ainsi à 1,5%.
La croissance du deuxième trimestre a principalement été tirée par les exportations, en hausse de 5,0% (+2,0% au 1er trimestre), et dans une moindre mesure par l’investissement — surtout celui des entreprises —, alors que la consommation des ménages s’est au contraire tassée (-0,1% après +0,2%) sous l’effet principal de la baisse des achats automobiles, précise l’Insee.
Mais l’économie française a aussi bénéficié d’une reconstitution des stocks à hauteur de 1,7 milliard de francs (ils avaient baissé de 2,0 milliards au 1er trimestre), ce qui lui a apporté 0,4 point de croissance. (Reuter)
L’investissement en France a légèrement décollé au deuxième trimestre 1997 sous la conduite, surtout, des entreprises et plus particulièrement dans le secteur des transports, selon les comptes nationaux publiés par l’INSEE.Sa croissance est cependant limitée à 0,2% (après une chute de 1,2% au 1er trimestre et une stagnation à la fin 1996) en raison de son recul dans les administrations publiques et du côté des ménages.Les dépenses d’investissement dans le secteur public ont en effet reculé de 0,8% alors qu’elles avaient progressé de 0,7% au premier trimestre, ce qui constitue d’ailleurs leur plus mauvaise tendance depuis le 2e trimestre 1996.Les ménages, qui ont peu consommé, ont aussi réduit leurs propres investissements (-0,2%), même si leur frilosité en la matière apparaît moins marquée qu’au...