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Actualités - Chronologie

Arafat attribue aux extrémistes israéliens l'attentat de Jérusalem

Le président palestinien Yasser Arafat a attribué aux extrémistes israéliens le triple attentat-suicide de jeudi à Jérusalem, rejetant les accusations du gouvernement israélien le rendant responsable de l’attaque qui avait fait sept tués et 172 blessés.
«La direction palestinienne confirme que l’opération terroriste contre des civils israéliens à Jérusalem n’a pas été menée par des Palestiniens», a affirmé un communiqué officiel publié samedi à l’issue d’une réunion à Gaza du cabinet palestinien, présidée par M. Arafat.
«Nous disposons de preuves et d’informations israéliennes établissant que les responsables de cette attaque sont venus de l’étranger et ont reçu l’aide des groupes radicaux israéliens qui ont assassiné Yitzhak Rabin», le défunt premier ministre travailliste tué à Tel-Aviv par un extrémiste juif le 4 novembre 1995, a poursuivi le communiqué.
Le texte a accusé le gouvernement du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu «d’essayer de cacher les informations et les détails à ceux qui ont télécommandé, aidé et perpétré l’opération terroriste» à Jérusalem.
Vendredi, un proche collaborateur de M. Arafat, Tayeb Abdel Rahim, avait implicitement accusé la Syrie et l’Iran d’avoir trempé dans l’attentat de jeudi et dans celui du 30 juillet qui avait fait 17 tués.
Mais M. Netanyahu a accusé l’Autorité palestinienne d’en être responsable, alors que la police israélienne n’a pas encore identifié les auteurs des deux attaques.
L’attentat de jeudi «n’a pas pu être organisé sans l’implication de douzaines de personnes chargées de repérer les objectifs, de fabriquer les bombes et de les transporter», a-t-il dit, ajoutant que «les responsables de l’attaque doivent forcément disposer de bases que le Hamas (le Mouvement de la résistance islamique) leur offre à l’intérieur des territoires palestiniens».
Après avoir réuni son cabinet de sécurité, le gouvernement de M. Netanyahu a menacé d’intervenir dans les territoires autonomes si M. Arafat ne réprime pas avec fermeté le Hamas et les autres groupes hostiles à Israël et ne démantèle pas leur infrastructure.
«Israël va lutter contre le terrorisme, ses bases et ses infrastructures, pour assurer la sécurité de ses citoyens (...) de façon indépendante et sans rapport avec l’Autorité palestinienne», a affirmé le secrétaire général du gouvernement Danny Naveh.
Toutefois, aucune action de ce genre ne serait entreprise avant la tournée la semaine prochaine dans la région du secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright qui, selon Washington, tenterait d’obtenir des Palestiniens un engagement à éradiquer le terrorisme.
M. Netanhayu a exclu aussi tout retrait militaire de Cisjordanie occupée tant que M. Arafat «ne luttera pas contre le terrorisme». Israël est tenu, selon les accords d’autonomie, de procéder à l’évacuation de villages et zones rurales de Cisjordanie avant la mi-1998.
«Il est inconcevable que nous transmettions de nouveaux territoires aux Palestiniens, qui ne manqueraient pas de devenir de nouvelles bases pour les terroristes», a déclaré M. Netanyahu.
Dans son communiqué, le gouvernement palestinien a mis le président américain Bill Clinton et Mme Albright en garde contre «les tentatives d’Israël d’invoquer des questions de sécurité pour saper le processus de paix et se dérober à l’application des accords conclus». (AFP)
Le président palestinien Yasser Arafat a attribué aux extrémistes israéliens le triple attentat-suicide de jeudi à Jérusalem, rejetant les accusations du gouvernement israélien le rendant responsable de l’attaque qui avait fait sept tués et 172 blessés.«La direction palestinienne confirme que l’opération terroriste contre des civils israéliens à Jérusalem n’a pas été menée par des Palestiniens», a affirmé un communiqué officiel publié samedi à l’issue d’une réunion à Gaza du cabinet palestinien, présidée par M. Arafat.«Nous disposons de preuves et d’informations israéliennes établissant que les responsables de cette attaque sont venus de l’étranger et ont reçu l’aide des groupes radicaux israéliens qui ont assassiné Yitzhak Rabin», le défunt premier ministre travailliste tué à Tel-Aviv...