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Actualités - Chronologie

Vingt ans après l'enlèvement de Hanns Martin Schleyer, la Raf est anéantie


Vingt ans après l’enlèvement, le 5 septembre 1977 à Cologne (Ouest), du patron des patrons allemands Hanns Martin Schleyer et son assassinat, la Fraction armée rouge (RAF) est quasiment anéantie, décapitée par les services allemands et achevée par la chute du Mur de Berlin.
L’enlèvement de Hanns Martin Schleyer, symbole du capitalisme allemand, durant lequel son chauffeur et trois policiers avaient été tués, a constitué le point fort de la vague de terrorisme d’extrême-gauche des années 70 et 80.
La RAF réclamait en échange la libération de prison de onze dirigeants du groupe terroriste Fraction armée rouge (RAF, Rote Arme Fraktion), notamment son fondateur Andreas Baader.
Un commando palestinien détournait le 13 octobre un avion de la compagnie allemande Lufthansa sur Mogadiscio (Somalie) pour appuyer cette revendication et tuait le commandant de l’appareil, Juergen Schumann, avant qu’un assaut des forces spéciales ne mette fin à la prise d’otage, le 18 octobre.
Quelques heures plus tard, Baader et deux autres membres de la RAF, Gudrun Ensslin et Jan-Carl Raspe, qui étaient condamnés à la prison à vie, étaient retrouvés morts dans leurs cellules de la prison de Stuttgart-Stammheim. Les autorités concluaient au suicide et l’extrême-gauche dénonçait un crime d’Etat.
Le 19 octobre, un coup de téléphone anonyme à une agence de presse permettait de découvrir le corps de Schleyer dans le coffre d’une voiture à Mulhouse (est de la France).
Pendant plus de vingt ans, la RAF a commis plusieurs dizaines d’actes de terrorisme sous toutes ses formes: de l’assassinat froid en 1977 de Juergen Ponto, patron de la Dresdner Bank, à son domicile, à l’attentat à la bombe — notamment en 1979 en Belgique contre le commandant en chef des forces de l’OTAN, le général Alexander Haig, une tentative manquée — en passant par l’intimidation, comme en décembre 1990, pendant les prémices de la guerre du Golfe, avec des coups de feu tirés contre l’ambassade de Etats-Unis à Bonn.
Après la chute du Mur de Berlin, bon nombre de militants, qui avaient trouvé refuge en RDA, avec la complicité de la Stasi (sécurité d’Etat est-allemande), ont été arrêtés.
Le 13 avril 1992, la RAF, privée d’un précieux soutien arrière et réduite à un petit nombre de militants, annonçait la suspension des attentats. Le dernier remontait à l’année précédente avec l’assassinat, le 1er avril 1991, de Detlev Rohwedder, chef des privatisations de l’ex-RDA, à son domicile de Dusseldorf (ouest).
La plupart de ceux qui s’étaient réfugiés en RDA ont été condamnés, parfois avec diminution de peine lorsqu’ils se sont repentis. Mais Sieglinde Hofmann ou Adelheid Schulz, impliquées à prison à vie. (AFP)
Vingt ans après l’enlèvement, le 5 septembre 1977 à Cologne (Ouest), du patron des patrons allemands Hanns Martin Schleyer et son assassinat, la Fraction armée rouge (RAF) est quasiment anéantie, décapitée par les services allemands et achevée par la chute du Mur de Berlin.L’enlèvement de Hanns Martin Schleyer, symbole du capitalisme allemand, durant lequel son chauffeur et trois policiers avaient été tués, a constitué le point fort de la vague de terrorisme d’extrême-gauche des années 70 et 80.La RAF réclamait en échange la libération de prison de onze dirigeants du groupe terroriste Fraction armée rouge (RAF, Rote Arme Fraktion), notamment son fondateur Andreas Baader.Un commando palestinien détournait le 13 octobre un avion de la compagnie allemande Lufthansa sur Mogadiscio (Somalie) pour appuyer cette...