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Actualités - Chronologie

Le gouvernement français désavoue le patron d'Air France sur la privatisation

Le gouvernement socialiste français a renoncé jeudi à la privatisation d’Air France, désavouant ainsi son patron, Christian Blanc, pour se limiter à une ouverture partielle du capital de la compagnie aérienne nationale.
Les services du premier ministre, Lionel Jospin, ont tranché en faveur du ministre communiste des Transports, Jean-Claude Gayssot, dans la polémique qui l’opposait avec M. Blanc, rendant vraisemblable le départ de celui-ci.
A M. Gayssot qui déclarait mardi qu’il n’y aurait «ni privatisation, ni statu quo» pour Air France, M. Blanc avait répondu que l’Etat actionnaire ayant effectué «un changement d’orientation radicale, il considérait qu’il y avait «rupture de contrat».
M. Blanc, un grand patron atypique, classé jadis à gauche, a redressé les comptes catastrophiques d’Air France, faisant passer ses pertes de 7,8 Mds de FF (1,3 md USD) en 1993 à un bénéfice prévu de 500 millions de FF (85 millions USD).
Le ministre des Transports «a exprimé les positions du gouvernement» sur Air France, a-t-on déclaré jeudi à Matignon, et les choix du gouvernement «sont faits depuis un moment».
Une rencontre pourrait avoir lieu entre MM. Jospin et Blanc, a-t-on appris de sources concordantes. Dans l’entourage du premier ministre, on a souligné que M. Blanc n’était pas «propriétaire» de son entreprise, dont l’actionnaire est l’Etat.
Le sort de M. Blanc pourrait être clarifié le 12 septembre, lors du renouvellement du conseil d’administration du groupe, à l’occasion de la fusion des deux compagnies.
C’est à cette date, lors du conseil d’administration du groupe Air France destiné à entériner la fusion d’Air Inter Europe avec Air France, que M. Blanc fera savoir s’il sollicite ou non un renouvellement de son mandat.
Le PDG d’Air France, en place depuis quatre ans, considère nécessaire de privatiser l’entreprise pour pouvoir négocier des alliances avec des compagnies étrangères qui, selon lui, ne signeront un accord qu’avec une compagnie privée.
Dans l’entourage de M. Blanc on rappelle que la France s’est engagée en 1994, auprès de Bruxelles à privatiser la compagnie «une fois la situation rétablie» en échange d’une recapitalisation publique de 20 milliards de francs.(AFP)
Le gouvernement socialiste français a renoncé jeudi à la privatisation d’Air France, désavouant ainsi son patron, Christian Blanc, pour se limiter à une ouverture partielle du capital de la compagnie aérienne nationale.Les services du premier ministre, Lionel Jospin, ont tranché en faveur du ministre communiste des Transports, Jean-Claude Gayssot, dans la polémique qui l’opposait avec M. Blanc, rendant vraisemblable le départ de celui-ci.A M. Gayssot qui déclarait mardi qu’il n’y aurait «ni privatisation, ni statu quo» pour Air France, M. Blanc avait répondu que l’Etat actionnaire ayant effectué «un changement d’orientation radicale, il considérait qu’il y avait «rupture de contrat».M. Blanc, un grand patron atypique, classé jadis à gauche, a redressé les comptes catastrophiques d’Air France, faisant...