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Actualités - Chronologie

Damas poursuit ses critiques contre les manoeuvres Israël-Turquie-USA

La presse officielle syrienne a poursuivi hier ses critiques contre la participation américaine aux manœuvres turco-israéliennes prévues en novembre, en accusant Washington d’exercer un «chantage».
L’annonce d’une participation américaine à ces exercices «n’aide pas à sauver le processus de paix et constitue un message inquiétant qui laisse planer des doutes sur le rôle américain», écrit le quotidien al-Baas, organe du parti au pouvoir à Damas.
Le ministère syrien des Affaires étrangères avait qualifié cette annonce de «totalement incompréhensible, au moment où doit arriver dans la région le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright pour sauver le processus de paix».
«La première visite de Mme Albright au Proche-Orient, vise-t-elle à y éteindre le feu ou à l’attiser davantage», s’interroge al-Baas qui attribue à Washington «une duplicité difficile à comprendre».
La participation américaine aux manœuvres «vise à exercer un chantage sur les parties arabes, notamment la Syrie», écrit al-Baas ajoutant que «ce n’est pas de cette manière que reprendront» les négociations de paix suspendues depuis février 1996 entre la Syrie et Israël.
Le journal souligne également la «coïncidence» entre la tenue de ces manœuvres prévues du 15 au 25 novembre, et la conférence économique régionale prévue à Doha du 16 au 18 novembre avec la participation d’Israël, et que plusieurs pays arabes, notamment Damas, ont décidé de boycotter.
Pour sa part, le quotidien al-Saoura estime que l’annonce des manœuvres «donne l’impression d’un appui à la politique de Benjamin Netanyahu, ce qui l’encourage à poursuivre son refus de la paix».

Des bombes avec
des charges chimiques?

Sur un tout autre plan, et s’il faut en croire le quotidien israélien Haaretz, la Syrie s’apprêterait à tester des bombes à fragmentation dotées de charges chimiques qui doivent être montées sur des missiles SCUD C.
Selon le quotidien indépendant qui cite le magazine britannique spécialisé dans les questions de Défense Jane’s, une usine de production de bombes de ce type a récemment été construite près de Damas, non loin du centre syrien d’études et recherches scientifiques (CERS).
Ces bombes, a-t-il précisé, pourront aisément servir d’ogives aux missiles SCUD C.
Un expert israélien cité par le Haaretz a estimé que cette arme est «extrêmement dangereuse pour Israël», et a ajouté que «la Syrie s’est lancée dans une course folle aux armements».
Haaretz a encore ajouté que selon les services israéliens de renseignements, le CERS a pratiquement achevé avec l’aide d’experts russes la construction d’usines secrètes souterraines qui lui permettraient de produire des missiles SCUD C.
Pendant la guerre du Golfe (1990-91), l’Irak avait tiré 39 missiles SCUD sur le territoire israélien, qui avaient fait deux tués, des centaines de blessés et des milliers de sans-abri.
Le ministre israélien de la Défense Yitzhak Mordechaï a révélé mercredi soir lors d’une interview à la télévision publique israélienne avoir adressé il y a quelques jours un message secret aux dirigeants syriens les appelant à reprendre les négociations de paix gelées depuis février 1996.
«J’ai reçu une réponse partielle à cette proposition et j’en conclus qu’il y a matière à discussion avec la Syrie», a-t-il déclaré.
La Syrie souhaite reprendre ces négociations au point où elles avaient été arrêtées en février 1996 avec les dirigeants travaillistes israéliens Yitzhak Rabin et Shimon Pérès, mais le premier ministre israélien de droite Benjamin Netanyahu affirme n’être engagé que par des accords écrits.
Les dirigeants travaillistes envisageaient un retrait du Golan occupé depuis 1967, dont l’ampleur serait fonction de l’ampleur de la paix avec la Syrie.
M. Netanyahu propose en revanche des discussions sans conditions préalables portant surtout sur des arrangements pragmatiques de sécurité. (AFP)


La presse officielle syrienne a poursuivi hier ses critiques contre la participation américaine aux manœuvres turco-israéliennes prévues en novembre, en accusant Washington d’exercer un «chantage».L’annonce d’une participation américaine à ces exercices «n’aide pas à sauver le processus de paix et constitue un message inquiétant qui laisse planer des doutes sur le rôle américain», écrit le quotidien al-Baas, organe du parti au pouvoir à Damas.Le ministère syrien des Affaires étrangères avait qualifié cette annonce de «totalement incompréhensible, au moment où doit arriver dans la région le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright pour sauver le processus de paix».«La première visite de Mme Albright au Proche-Orient, vise-t-elle à y éteindre le feu ou à l’attiser davantage», s’interroge...