Pékin a catégoriquement démenti jeudi avoir fourni du matériel militaire à l’Irak et à l’Iran, et a jugé «sans fondement» un rapport américain sur le soutien chinois aux programmes d’armement de ces deux pays.
«Nous démentons», a déclaré le porte-parole de la diplomatie chinoise, Shen Guofang, interrogé au sujet d’un rapport de la marine américaine selon lequel la Chine aurait procuré à l’Iran et à l’Irak de la technologie destinée à leurs programmes d’armement.
«Nous respectons avec rigueur les règlements des Nations Unies dans toutes nos ventes d’armes, y compris à l’Iran et l’Irak», a affirmé M. Shen.
«Nous sommes très stricts sur tous les transferts d’armes, que nous faisons enregistrer auprès de l’ONU», a assuré le diplomate.
Les allégations de la marine américaine, reprises mardi par le «Washington Times», sont «sans fondement», a-t-il insisté.
Le document incriminé fait état de la récente découverte de «produits chimiques illégaux» d’origine chinoise à destination du Proche-Orient à bord d’un navire en Arabie Séoudite, destinés à «la production de carburant pour missiles en Irak».
«Une situation semblable prévaut aujourd’hui en Iran, avec un transfert constant de matériels et de technologie de la Chine vers l’Iran», assure la même source.
Ces échanges présumés entre Pékin et ces deux pays constituent, selon l’US Navy, «l’un des programmes les plus actifs d’armes de destruction de masse dans le tiers-monde, et ils ont lieu dans une région stratégiquement très importante pour les Etats-Unis». (AFP)

