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Actualités - Chronologie

Le rapprochement Syrie-Irak : des objectifs au-delà des liens commerciaux

Le ministre syrien de l’Information a affirmé hier que le réchauffement des relations de son pays avec l’Irak avait des objectifs autres que commerciaux et non seulement humanitaires comme cela avait été souligné par les responsables syriens jusqu’à présent.

Dans des déclarations rapportées par l’agence syrienne officielle SANA, le ministre Mohammed Salmane a souligné que la Syrie participait «à l’allègement des souffrances du peuple irakien frère et voulait l’aider à préserver son unité et celle de son territoire».
M. Salmane faisait allusion à la réouverture de la frontière syro-irakienne en juin dernier, après quinze ans de fermeture, et au transit de marchandises destinées à l’Irak à travers le territoire syrien.
C’est la première fois qu’un responsable syrien donne une dimension autre que commerciale au rapprochement entre Damas et Bagdad, gouvernés par deux branches rivales du parti Baas panarabe.
Un haut responsable syrien avait affirmé jeudi dernier sous couvert de l’anonymat, que les relations avec Bagdad «se limiteraient à l’économie à ce stade malgré la volonté des Irakiens de normaliser les relations politiques».
La rivalité syro-irakienne est une des données marquantes des deux dernières décennies au Proche-Orient, la Syrie ayant notamment soutenu l’Iran dans sa guerre contre l’Irak (1980-1988) et participé à la coalition multinationale qui a bouté l’Irak hors du Koweit en 1991.
Damas a, cependant, constamment soutenu le principe de l’intégrité territoriale de l’Irak, confronté à des rébellions armées dans le nord kurde et le sud musulman chiite.
Le ministre irakien du Commerce, Mohammad Mehdi Saleh, effectue depuis mercredi dernier une visite en Syrie, un événement rare dans les relations perturbées entre les deux pays.
Au cours de son séjour, M. Saleh a notamment examiné avec le premier ministre syrien Mahmoud al-Zohbi, et des membres du gouvernement la possibilité d’élargir le cadre des relations commerciales entre les deux pays.
L’économie irakienne a été considérablement affaiblie par un embargo international imposé par les Nations Unies à la suite de l’invasion du Koweit en août 1990.
L’ONU a, toutefois, autorisé l’Irak depuis décembre 1996 à vendre du pétrole pour deux milliards de dollars par semestre et à utiliser les deux tiers de cette somme pour acheter des vivres et des médicaments.
Le ministre syrien de l’Information a affirmé hier que le réchauffement des relations de son pays avec l’Irak avait des objectifs autres que commerciaux et non seulement humanitaires comme cela avait été souligné par les responsables syriens jusqu’à présent.Dans des déclarations rapportées par l’agence syrienne officielle SANA, le ministre Mohammed Salmane a souligné que la Syrie participait «à l’allègement des souffrances du peuple irakien frère et voulait l’aider à préserver son unité et celle de son territoire».M. Salmane faisait allusion à la réouverture de la frontière syro-irakienne en juin dernier, après quinze ans de fermeture, et au transit de marchandises destinées à l’Irak à travers le territoire syrien.C’est la première fois qu’un responsable syrien donne une dimension autre que...