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Actualités - Chronologie

Richard Chahine : des ouvrages sûr et pour le patrimoine (photos)

A l’occasion du «Mois du patrimoine» qui se déroulera au Centre culturel français pendant le mois de septembre, Richard Chahine publie le deuxième tome de la collection «Liban, images du patrimoine». Dans cet ouvrage, il aborde «L’habitat fortifié et l’architecture religieuse». Le premier tome traitant des «Edifices et équipements publics» avait paru à l’automne de 1996.

Richard Chahine garde de ses années de scoutisme, un goût certain pour les randonnées et la découverte de sites. Il se souvient avoir eu, ainsi, l’occasion de parcourir «tout le Liban à pied. On a escaladé tous les sommets. Lors d’une randonnée de huit jours qui nous a conduit du Barouk au Nord, par les montagnes, nous avons eu un incident très amusant: arrivant en vue des Cèdres de Dieu, nous avons été accueilli par des gens du village, carabine en main. Quant ils ont constaté — grâce à nos tenues kaki — que nous étions des scouts, ils nous ont conviés à un festin typiquement villageois». Il remarque, amer, «aujourd’hui, la plupart des sentiers ont disparu. Par ailleurs, et en raison des circonstances, on ne peut plus rallier les sommets à pied…»
Antiquaire de profession, Richard Chahine n’a pu exercer son métier pendant les années de guerre. «Inactif malgré moi, j’ai eu la chance de découvrir l’ordinateur grâce à mon fils Jacques. J’y ai jeté toutes les informations amassées pendant des années, au fil de mes promenades». Depuis quinze ans, tout est répertorié. «Je passe mon temps à compulser des ouvrages, à photocopier et à insérer ds informations. J’ai ainsi constitué une bonne banque de données» dit M. Chahine. En chiffres, cela donne: 20.000 pages d’histoires, 2.200 auteurs compulsés, 4.600 lithographies répertoriées.
A travers le travail qu’il effectue pour le deuxième tome sur le patrimoine, il constate que «dans les territoires mixtes, les forteresses ont été pour la plupart rasées au sol, afin de ne pas laisser de relais aux Croisés. Par exemple, la forteresse du Akkar a été totalement détruite, il n’en reste que le donjon». Quant aux tours. «Il y avait des «borjs» depuis la Silicie jusqu’en Orient. Les Croisés pouvaient ainsi communiquer. Il n’en reste que quatre ou cinq».
Il redécouvre à l’entrée de Deir el-Kamar «Khelwet Jerneya». «Jerneya c’est le pluriel de Jern, la terrine en pierre où on pilait la viande. Ce récipient semble avoir servi également de réceptacle pour les feux de communication…»
A l’instar du premier tome, «Habitat fortifié et architecture religieuse» est trilingue. Il comporte aussi des cartes détaillées des sites et plus de 600 photos en couleurs.
Fasciné par les recoupements qu’il fait entre histoire et vestiges, Richard Chahine précise cependant qu’il ne fait pas un travail d’historien mais que les ouvrages qu’il édite «sont plutôt des livres de tourisme truffés d’informations. Je travaille sur quelque chose que j’aime et je veux faire partager les richesses que je découvre».
D’ailleurs, il est assisté, bénévolément, par un essaim de photographes amateurs — au nombre desquels Jean-Claude Voisin, le directeur du CCF — qui lui rapportent des clichés de différents sites. Paru il y a un an, le premier ouvrage est déjà réédité. «Les Libanais sont curieux de savoir leur histoire et les sites qui en témoignent» constate Richard Chahine.
Et pour éveiller l’intérêt des plus jeunes, M. Chahine met à la disposition des écoles une sélection de photos, avec commentaires. Ces photos organisées en exposition itinérante seront, en tout cas, visibles dans les Centres culturels français des régions.
A l’occasion du «Mois du patrimoine» qui se déroulera au Centre culturel français pendant le mois de septembre, Richard Chahine publie le deuxième tome de la collection «Liban, images du patrimoine». Dans cet ouvrage, il aborde «L’habitat fortifié et l’architecture religieuse». Le premier tome traitant des «Edifices et équipements publics» avait paru à l’automne de 1996.Richard Chahine garde de ses années de scoutisme, un goût certain pour les randonnées et la découverte de sites. Il se souvient avoir eu, ainsi, l’occasion de parcourir «tout le Liban à pied. On a escaladé tous les sommets. Lors d’une randonnée de huit jours qui nous a conduit du Barouk au Nord, par les montagnes, nous avons eu un incident très amusant: arrivant en vue des Cèdres de Dieu, nous avons été accueilli par des gens du...