La proposition a été avancée par le ministre israélien des Infrastructures nationales Ariel Sharon lors d’un entretien à Moscou en juin avec le premier ministre russe Viktor Tchernomyrdine, selon le journal. La Russie rembourserait le montant de la dette israélienne à l’Iran et Israël deviendrait son débiteur.
En 1979, à l’époque de la rupture des relations diplomatiques entre Israël et l’Iran après la chute du régime du Chah, l’Etat hébreu devait 650 millions de dollars à Téhéran sur les revenus d’une compagnie mixte de transport pétrolier, selon la même source.
La dette dépasse à présent le milliard de dollars, compte tenu de l’inflation et des intérêts accumulés.
M. Sharon estime qu’un règlement du contentieux financier israélo-iranien est une condition préalable à un rétablissement des relations entre les deux pays, affirme le Yediot Aharonot.
Le ministre s’est refusé à démentir ou confirmer l’information.
Même après l’arrivée au pouvoir du régime de l’ayatollah Khomeiny violemment hostile à Israël, M. Sharon, ministre de la Défense à l’époque, avait couvert, selon les révélations de l’Irangate, des ventes secrètes d’armes à l’Iran, en guerre contre l’Irak.
Plusieurs entreprises d’armement israéliennes ont vendu régulièrement du matériel militaire à l’Iran durant toutes les années 90, violant un embargo américain, a révélé récemment la télévision publique israélienne.
Après l’élection en mai du président iranien Mohammad Khatami, partisan d’une ouverture de son pays vers l’étranger, Israël a manifesté le souhait que le nouveau dirigeant iranien ouvre «une nouvelle page» dans les relations entre les deux pays.
A cet effet, Israël a annoncé le 21 août l’arrêt de la retransmission par un satellite israélien des émissions d’une radio et d’une télévision en persan, qui appelaient à la rébellion contre le régime iranien.

