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Actualités - Chronologie

La calabre porte d'entrée en Europe des immigrés asiatiques

L’extrême sud de la Botte italienne, apparaît comme la nouvelle porte d’entrée en Europe des immigrés venus d’Asie, après le débarquement en Calabre de 450 immigrés, essentiellement des Kurdes turcs et irakiens.
En l’espace de trois mois, un millier d’immigrés, pour la plupart Kurdes mais aussi Pakistanais, Srilankais ou Indiens, ont débarqué illégalement près de Catanzaro (160 kilomètres au nord de Reggio de Calabre).
Dans la nuit de dimanche à lundi, 450 personnes dont 45 femmes et 65 enfants, ont été interceptées à une cinquantaine de kilomètres de Catanzaro. Ils avaient embarqué en Turquie et fait étape en Grèce.
«L’arrivée massive en Calabre d’immigrés venus d’Asie date de 1993. Avant seuls des petits groupes parvenaient jusqu’à nos côtes», a déclaré le sous-préfet de Reggio de Calabre, Enzo Militello.
Partis de ports turcs, grecs, libanais ou égyptiens, les bateaux empruntent une voie d’eau très étroite et difficile à surveiller aux abords de la Calabre. Les passeurs ont des complices à terre qui leur signalent les patrouilles des gardes-côtes. M. Militello n’a pas exclu la possibilité d’un lien entre la mafia calabraise, la Ndrangheta, et les trafiquants de clandestins dont les réseaux sont rarement démantelés.
Les immigrés font parfois plusieurs étapes avant d’atteindre l’Italie. Il voyagent cachés dans la soute, dans d’affreuses conditions sanitaires, avec un minimum d’eau et de nourriture. Le prix de la traversée, dont la durée peut atteindre deux semaines, oscille de 3 à 7 millions de lires (1.700 à 4.000 dollars) par personne.
Les navires sont la plupart du temps délabrés et ne disposent pas d’instruments de navigation hormis une boussole. L’équipage est réduit au minimum.
En décembre dernier, plus de 200 Pakistanais, Indiens et Srilankais ont péri dans un naufrage entre Malte et la Sicile.
«Depuis plusieurs mois, un phénomène nouveau est apparu: l’arrivée des Kurdes. De nationalités diverses, ils viennent souvent en famille. Il n’est pas rare que les femmes soient enceintes ou accompagnées d’enfants en bas âge», selon M. Militello.
En général, les Kurdes ne font que transiter par l’Italie pour pouvoir rejoindre des parents en Allemagne ou aux Pays-Bas. Les Indiens, les Srilankais ou Pakistanais préfèrent tenter leur chance dans les grandes villes italiennes.
Depuis le début de l’année, selon la brigade financière, 7.580 personnes ont été interceptées alors qu’elles tentaient de débarquer, contre 6.633 sur la totalité de 1996.
«Le phénomène n’est pas prêt de décroître. Il a même tendance à augmenter à mesure qu’augmente la pauvreté dans le monde», a-t-on indiqué au ministère italien de l’Intérieur. L’Italie, avec 7.000 kilomètres de côtes, a une position centrale en Méditerranée et constitue «la porte d’entrée en Europe pour ces gens poussés par la misère».
Une fois en Italie, les clandestins disposent de quinze jours pour quitter le pays. La majorité d’entre eux disparaissent dans la nature.
Selon les estimations officielles, environ 250.000 personnes sont en situation irrégulière en Italie. 1,7 million d’immigrés sont munis d’un titre de séjour régulier.
Le parlement examine actuellement une loi destinée à renforcer la lutte contre l’immigration clandestine en réduisant notamment les risques de fuite. Cette loi vise à améliorer la situation des immigrés en situation régulière en leur accordant entre autre le droit de vote au niveau local. (AFP)
L’extrême sud de la Botte italienne, apparaît comme la nouvelle porte d’entrée en Europe des immigrés venus d’Asie, après le débarquement en Calabre de 450 immigrés, essentiellement des Kurdes turcs et irakiens.En l’espace de trois mois, un millier d’immigrés, pour la plupart Kurdes mais aussi Pakistanais, Srilankais ou Indiens, ont débarqué illégalement près de Catanzaro (160 kilomètres au nord de Reggio de Calabre).Dans la nuit de dimanche à lundi, 450 personnes dont 45 femmes et 65 enfants, ont été interceptées à une cinquantaine de kilomètres de Catanzaro. Ils avaient embarqué en Turquie et fait étape en Grèce.«L’arrivée massive en Calabre d’immigrés venus d’Asie date de 1993. Avant seuls des petits groupes parvenaient jusqu’à nos côtes», a déclaré le sous-préfet de Reggio de Calabre,...