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Actualités - Chronologie

Prières collectives pour écarter les menaces de disette au Niger

D’éminents imams du Niger ont appelé à des prières collectives dans tout le pays pour demander à Allah d’écarter les menaces de nouvelles mauvaises récoltes et de disette.
«Les cultures ne sont pas arrivées à maturité, les animaux, les insectes, les arbres ont soif, la situation du pays fait pitié», a affirmé El Hadj Ismaël, imam de Niamey lors d’un prêche à la télévision.
Le président nigérien Ibrahim Baré Maïnassara a lui-même assisté à la prière pour demander la pluie.
La saison des pluies qui a théoriquement commencé depuis trois mois au Niger tire à sa fin et a duré à peine un mois dans certaines régions.
A ce jour, des centaines de villages agricoles n’ont pas semé, et dans d’autres les premiers semis ont avorté suite à un arrêt brusque des pluies.
Seules quelques régions du sud devraient connaître de bonnes récoltes, selon les projections du ministère nigérien de l’Agriculture.
La région de Zinder (750km à l’est de Niamey) est la seule à avoir enregistré une pluviométrie satisfaisante. Ailleurs, les déficits pluviométriques vont de 29 mm à 132 mm dans la capitale.
En outre, des vents de sable ont enseveli les semis, tandis que les «ennemis de culture» — rongeurs, oiseaux, parasites.. —, faisaient leur apparition.
Dans de nombreuses localités du nord, de l’est et de l’ouest les villages continuent à se vider de leurs habitants qui ont déjà épuisé toutes les réserves de leurs greniers, d’ailleurs peu garnis après les mauvaises récoltes de la précédente campagne agricole: l’an dernier, le Niger a accusé un déficit céréalier de près de 200.000 tonnes.
L’aide gouvernementale s’est avérée insuffisante pour maintenir les habitants sur place.
Dès juillet, à l’appel du président nigérien Ibrahim Baré Maïnassara, les marabouts avaient organisé des séances de prières dans le pays pour demander la pluie. Celle-ci est tombée ensuite pendant quelques semaines avant de se raréfier.
De mai à août, Niamey, la capitale n’a connu que deux à trois grandes pluies.
Pour exorciser «le Balaou» (calamité en arabe), qui empêche la pluie de tomber, l’imam Ismaël préconise «la réconciliation» entre «les fils du Niger». Il a rappelé «à l’ordre» les commerçants «véreux» et mis en garde contre «la débauche et la dégradation des mœurs».
Selon lui, «ces maux qui rongent» la société nigérienne font qu’Allah «n’entend plus nos vœux».
Au Niger, l’un des pays les plus pauvres de la planète, 90% des 8,5 millions d’habitants vivent de l’agriculture.
Depuis plusieurs années, les autorités rêvent de doter le pays d’un barrage hydro-agricole sur le fleuve Niger, mais le projet n’a pu être réalisé faute de moyens financiers.
Chaque année, le désert gagne quelque 200.000 hectares. (AFP)
D’éminents imams du Niger ont appelé à des prières collectives dans tout le pays pour demander à Allah d’écarter les menaces de nouvelles mauvaises récoltes et de disette.«Les cultures ne sont pas arrivées à maturité, les animaux, les insectes, les arbres ont soif, la situation du pays fait pitié», a affirmé El Hadj Ismaël, imam de Niamey lors d’un prêche à la télévision.Le président nigérien Ibrahim Baré Maïnassara a lui-même assisté à la prière pour demander la pluie.La saison des pluies qui a théoriquement commencé depuis trois mois au Niger tire à sa fin et a duré à peine un mois dans certaines régions.A ce jour, des centaines de villages agricoles n’ont pas semé, et dans d’autres les premiers semis ont avorté suite à un arrêt brusque des pluies.Seules quelques régions du sud devraient...