Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Jeux de la francophonie Quand la convivialité prime le chronomètre

Les racines des Jeux de la francophonie, dont la troisième édition s’ouvrira mercredi à Antananarivo, plongent dans un passé à la fois lointain et original où le chronomètre à moins d’importance que la célébration de l’amitié ou du simple plaisir d’être ensemble.

Si l’idée de cette manifestation, structurée autour de la pratique d’une langue et mêlant à la fois sport et culture, a vu le jour au cours du sommet de la francophonie organisé à Québec en 1987, elle n’en est pas moins l’héritière directe des compétitions scolaires qui, dans les années cinquante, se déroulaient en Afrique occidentale et centrale.
Ces épreuves devaient notamment permettre la découverte de nombreux athlètes qui firent ensuite le bonheur de l’équipe de France, tel Abdou Seye, médaillé de bronze sur 200 mètres aux Jeux olympiques de Rome (1960).
L’ère des indépendances africaines donna lieu ensuite à l’organisation de compétitions sportives entre les ex-colonies françaises et l’ex-métropole. C’est ainsi que furent organisées à Tananarive en 1960, les Jeux de la communauté, puis en 1961 à Abidjan, les Jeux de la fraternité et, en 1963 à Dakar, les Jeux de l’amitié.

Dans l’esprit des
JO antiques

La naissance, en 1965, des Jeux africains devait pourtant mettre un terme à ce type de rencontres, les compétitions officielles devenant alors les seules occasions de retrouvailles entre Français et Africains.
Créés dans l’esprit des Jeux olympiques antiques, les Jeux de la francophonie, dont la devise sera cette année «Réussir ensemble», tentent de combler ce vide en s’adressant à l’ensemble de l’espace francophone. Ainsi, plus de deux mille sportifs et artistes, venus de trente-huit pays, sur les quarante-neuf que compte l’espace francophone mondial, sont-ils attendus à Antananarivo.
Après le Maroc, cadre de la première édition en 1989, et la France (1994), Madagascar accueillera, du 27 août au 6 septembre, la troisième édition de ces Jeux, lieu privilégié d’échanges et de brassage.
Les disciplines culturelles seront au nombre de six (arts plastiques, chansons, contes et conteurs, danse traditionnelle, littérature, photographie). Quant aux épreuves sportives, elles seront également six (athlétisme, basket-ball, boxe, football, judo, tennis).
La délégation française sera composée d’environ deux cents artistes et athlètes, au premier rang desquels figurera Stéphane Caristan, champion d’Europe du 110 mètres haies en 1986. (AFP)
Les racines des Jeux de la francophonie, dont la troisième édition s’ouvrira mercredi à Antananarivo, plongent dans un passé à la fois lointain et original où le chronomètre à moins d’importance que la célébration de l’amitié ou du simple plaisir d’être ensemble.Si l’idée de cette manifestation, structurée autour de la pratique d’une langue et mêlant à la fois sport et culture, a vu le jour au cours du sommet de la francophonie organisé à Québec en 1987, elle n’en est pas moins l’héritière directe des compétitions scolaires qui, dans les années cinquante, se déroulaient en Afrique occidentale et centrale.Ces épreuves devaient notamment permettre la découverte de nombreux athlètes qui firent ensuite le bonheur de l’équipe de France, tel Abdou Seye, médaillé de bronze sur 200 mètres aux Jeux...