Dans un communiqué diffusé par la radio clandestine du mouvement, les Khmers rouges demandent aussi la réintégration du prince Norodom Ranariddh, ancien co-premier ministre évincé le 6 juillet par le coup de force de Hun Sen.
«La marionnette Hun Sen et ses extrémistes doivent comparaître devant un tribunal international pour assassinats collectifs. Le Cambodge (devrait) faire appliquer ses lois et ne pas laisser la marionnette Hun Sen enfreindre la législation internationale, les accords internationaux et les droits de l’homme», estime la radio rebelle.
Les Khmers rouges, citant des organisations de défense des droits de l’homme, font état de la mort d’une quarantaine de partisans de Ranariddh au lendemain du 6 juillet.
Ils accusent Hun Sen d’être responsable de l’attentat à la grenade qui a tué 19 personnes le 30 mars lors d’un rassemblement de l’opposition à Phnom Penh. Le co-premier ministre a toujours nié être impliqué dans cet attentat.
Pour les Khmers rouges, responsables du génocide de plus d’un million de Cambodgiens lors qu’ils étaient au pouvoir de 1975 à 1979, «Ranariddh doit rentrer à Phnom Penh en sa qualité de premier Premier ministre légal» - une éventualité que Hun Sen récuse.
Les partisans du fils du roi Norodom Sihanouk ont pris les armes dans le nord-ouest du Cambodge limitrophe de la Thaïlande, où ils viennent de perdre leur dernier réduit, O’Smach.
A Bangkok, Hulman Rights Watch Asia a estimé lundi que la communauté internationale devait s’assurer du respect des droits de l’homme au Cambodge depuis le coup de force du 6 juillet.
(Dans un document, cette organisation de défense des droits de l’homme dont le siège est à New York affirme aussi:
(«La communauté internationale a réagi au coup de force et à ses retombées en hésitant entre fermeté et apaisement. La tension qui sous-tendait la vie politique depuis quatre ans (...) s’est traduite par une longue campagne d’intimidation de la part des forces d’Hun Sen»). (Reuter)

