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Actualités - Chronologie

La guerre verbale se poursuit entre Arafat et Netanyahu

La guerre verbale s’est poursuivie durant le week-end entre le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président palestinien Yasser Arafat. Dans un entretien au téléphone avec le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright, le premier ministre israélien a accusé le dirigeant palestinien de «ne pas combattre le terrorisme». Quant au chef de l’Autorité palestinienne, il a estimé que M. Netanyahu prenait prétexte des «problèmes de sécurité» pour empêcher la relance du processus de paix.

Selon un porte-parole du chef du gouvernement israélien, M. Netanyahu a appelé le secrétaire d’Etat pour se plaindre du comportement de M. Arafat.
«Arafat ne combat pas le terrorisme et donne l’accolade aux leaders de la terreur», a indiqué le premier ministre, selon des précisions fournies par la radio publique israélienne.
M. Netanyahu s’est notamment plaint du fait que M. Arafat n’avait pas mis en œuvre des accords en matière de sécurité récemment conclus dans le cadre des rencontres trilatérales entre les Israéliens, les Palestiniens et les Américains, a ajouté le porte-parole sans plus de précision.
Israël et les Etats-Unis ont vivement critiqué, cette semaine, une réunion que M. Arafat a tenue avec des représentants de l’opposition palestinienne, notamment du Hamas et du Jihad islamique, deux organisations fondamentalistes responsables des sanglants attentats anti-israéliens des dernières années.
De même source gouvernementale, on indique que le premier ministre s’était entretenu au téléphone vendredi avec le président égyptien Hosni Moubarak et le roi Hussein de Jordanie, deux pays arabes avec lesquels Israël a signé des traités de paix.
M. Netanyahu a pressé ses interlocuteurs d’exercer des pressions sur M. Arafat pour qu’il réprime les «groupes terroristes», a-t-on ajouté dans une allusion aux mouvements intégristes palestiniens.
La télévision publique égyptienne avait indiqué vendredi que MM. Moubarak et Netanyahu s’étaient entretenus des «dangers» auxquels est confronté le processus de paix.
L’Egypte a mené plusieurs missions de bons offices entre Israël et les Palestiniens pour relancer les négociations de paix entre les deux parties, pratiquement gelées depuis la mise en chantier d’une nouvelle colonie juive dans la partie orientale de Jérusalem en mars dernier.
Les relations israélo-palestiniennes se sont gravement détériorées depuis un attentat-suicide commis le 30 juillet dernier à Jérusalem (16 morts, dont ses deux auteurs, non encore identifiés).
A la suite de cet attentat, les autorités israéliennes avaient imposé le blocage des territoires palestiniens et bloqué le transfert de plusieurs dizaines de millions de dollars dus à l’Autorité palestinienne au titre des accords d’autonomie.

Préparer la
confrontation

M. Arafat a estimé samedi que les entretiens trilatéraux avaient été couronnés de succès mais que le gouvernement israélien prenait «prétexte des problèmes de sécurité» pour empêcher la relance du processus de paix.
Lors d’une rencontre à Ramallah, en Cisjordanie, avec un groupe d’intellectuels et de journalistes, M. Arafat a déclaré que «les Israéliens s’évertuent à trouver des prétextes dans le domaine de la sécurité, afin de torpiller les efforts destinés à remettre le processus de paix sur les rails».
Les déclarations du dirigeant palestinien sont intervenues après que le département d’Etat américain eut indiqué que Mme Albright faisait dépendre sa visite au Proche-Orient, prévue en septembre, des progrès dans la coordination sécuritaire entre les Israéliens et les Palestiniens.
Répliquant à des déclarations de sources israéliennes qui avaient fait part de leur «déception» quant au «manque de coopération» des Palestiniens dans la lutte contre le terrorisme, M. Arafat a dit: «Nous avions accepté la coordination sécuritaire trilatérale avec les Américains, dans le but d’assurer la sécurité des deux parties, Israël et les Palestiniens».
« “Ils” doivent savoir que l’Autorité palestinienne ne reçoit pas d’ordres et ne sera pas une autre armée de Lahd», a-t-il ajouté dans une référence à l’Armée du Liban-Sud (ALS).
M. Arafat a préconisé, en outre, «la formation de comités de défense populaires dans les régions, les villes et les villages palestiniens».
«Leur tâche sera d’assurer tout ce qui est nécessaire pour pouvoir tenir bon lors de la prochaine confrontation à laquelle va conduire la politique du gouvernement de Netanyahu», a-t-il précisé.
«Nous devons nous préparer à la confrontation à laquelle veut nous conduire l’autre partie», a-t-il poursuivi.
Il a conclu en soulignant que «toutes les options sont ouvertes devant les Palestiniens pour faire face à toute attaque visant à porter atteinte à leurs droits et à leurs intérêts». (AFP)
La guerre verbale s’est poursuivie durant le week-end entre le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président palestinien Yasser Arafat. Dans un entretien au téléphone avec le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright, le premier ministre israélien a accusé le dirigeant palestinien de «ne pas combattre le terrorisme». Quant au chef de l’Autorité palestinienne, il a estimé que M. Netanyahu prenait prétexte des «problèmes de sécurité» pour empêcher la relance du processus de paix.Selon un porte-parole du chef du gouvernement israélien, M. Netanyahu a appelé le secrétaire d’Etat pour se plaindre du comportement de M. Arafat.«Arafat ne combat pas le terrorisme et donne l’accolade aux leaders de la terreur», a indiqué le premier ministre, selon des précisions fournies par la radio...