Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Canicule, pollution : la France suffoque

La persistance d’un temps chaud et lourd a favorisé une nouvelle fois mardi l’installation dans plusieurs villes de France d’une forte pollution à l’ozone, devenue l’un des principaux thèmes de débats dans un mois d’août en proie à la torpeur estivale.
Pour la sixième fois en huit jours, la ville de Strasbourg a connu mardi un nouveau pic de pollution par l’ozone, dépassant légèrement le niveau d’alerte 2, qui impose aux autorités de recommander des mesures de prudence aux personnes fragiles et à déconseiller les activités physiques intenses.
Un peu plus à l’ouest, la ville de Nancy a également connu une alerte à l’ozone.
A Paris, enfin, les autorités ont imposé des limitations de vitesses plus strictes pour les automobilistes et multiplient les contrôles. Au niveau du sol, l’ozone, polluant très irritant, se forme sous l’effet de la transformation du dioxyde d’azote émis par les voitures, lorsque la température dépasse 28 à 30 degrés.
Depuis une semaine, une demi-douzaine de grandes agglomérations françaises ont été tour à tour touchées par des nuages d’ozone, alors même que la période de vacances va de pair avec une circulation automobile et une activité économique réduite.
La récurrence du problème a mis l’environnement au cœur du débat public, le ministère de l’Environnement, dirigé depuis juin par l’écologiste Dominique Voynet, étant placé sur la défensive. Actuellement, aucune mesure coercitive de réduction de la pollution n’est prévue tant qu’un taux de 360 wg/m3 d’ozone n’est pas enregistré.
La semaine dernière, l’ancien ministre Corinne Lepage a jugé «très timide» la gestion de Mme Voynet, qu’elle trouvait «très en retrait» sur les dossiers environnementaux.
Mme Voynet a rétorqué mardi qu’il n’y avait «pas de solution magique pour venir à bout des pics de pollution». «Il s’agit d’une situation largement due aux choix d’aménagement du territoire. C’est l’échec d’une politique de la ville, d’une priorité donnée à l’auto, qu’on ne peut renverser qu’à long terme», a-t-elle dit. (AFP)
La persistance d’un temps chaud et lourd a favorisé une nouvelle fois mardi l’installation dans plusieurs villes de France d’une forte pollution à l’ozone, devenue l’un des principaux thèmes de débats dans un mois d’août en proie à la torpeur estivale.Pour la sixième fois en huit jours, la ville de Strasbourg a connu mardi un nouveau pic de pollution par l’ozone, dépassant légèrement le niveau d’alerte 2, qui impose aux autorités de recommander des mesures de prudence aux personnes fragiles et à déconseiller les activités physiques intenses.Un peu plus à l’ouest, la ville de Nancy a également connu une alerte à l’ozone.A Paris, enfin, les autorités ont imposé des limitations de vitesses plus strictes pour les automobilistes et multiplient les contrôles. Au niveau du sol, l’ozone, polluant très...