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Actualités - Chronologie

Les princes du désert à la conquête de Berlin (photos)

Comme dans un mirage, onze dromadaires, arrivés tout droit du désert, ont créé l’événement dimanche en courant pour la première fois à Berlin, sur l’hippodrome du Hoppegarten.
Wobran, Mlih, Shahin et les autres ont concouru, encadrés par des entraîneurs arabes, pour six trophées, dont la «coupe du cheikh Zayed», du nom du président des Emirats arabes unis (EAU), qui avait gracieusement prêté les ruminants.
Les courses coïncident avec le 25e anniversaire de la naissance des EAU. Pour la circonstance, le cheikh Zayed, qui n’a pas fait le voyage de Berlin mais a pu voir le spectacle en direct à la télévision nationale des Emirats, était représenté par un de ses fils, le cheikh Falah.
Le programme se voulait inédit, il l’aura été jusque au bout, avec des femmes jockeys, du jamais vu dans le monde arabe, une piste en herbe et des températures estivales somme toute très tempérées (environ 30 degrés) pour des animaux accoutumés à 60 degrés et plus.
Mais comme dans le désert, les royales montures, qui peuvent courir jusqu’à 50 km/heure, n’ont rien changé à leurs habitudes. Tantôt traînantes, elles n’ont pas hésité non plus à jeter leurs cavalières à terre ou à prendre la piste à contresens, quand l’envie les en prenait.
A chaque course, huit dromadaires, mi-placides, mi-intrigués, ont pris le départ, avec plus ou moins de discipline, montés par des jockeys allemands à casaque et pantalon de cheval, ou arabes, en turban et tunique.
La plupart des jockeys toutefois étaient des jeunes femmes, originaires de la région de Berlin et de la forêt Noire, à la frontière germano-française, où ce sport est en plein essor depuis 1990 grâce à une association d’amoureux des chameaux, Fatamorgana (mirage).
Cavalières pour la plupart, elles sont passées spontanément du cheval au dromadaire, avec le même goût de la compétition. Pour les premières courses du genre en Allemagne depuis 1969, dromadaires et jockeys avaient subi un entraînement intensif dans la région de Berlin, et dans certains cas aux Emirats arabes unis.
«Les Arabes préfèrent voir des femmes sur les chameaux», explique un des rares jockeys masculins de la compétition, Bjoern Schwalbert, 23 ans. «Dans les pays arabes, ce sont des jeunes garçons qui concourent», ajoute-t-il.
Bjoern, quant à lui, a découvert les chameaux par hasard. «J’habite tout près de la ferme de Fatamorgana. L’équitation était trop contraignante. Et puis les chameaux sont des animaux très affectueux», dit-il.
Le public berlinois, venu nombreux (42.000 spectateurs), s’est montré ravi. «C’est très drôle», a lancé une spectatrice.
«L’ambiance est bonne. Mais nous avons déjà vu des chameaux plus rapides en Arabie Séoudite», a ajouté une autre Berlinoise. «Les jockeys ne sont peut-être pas assez entraînés», a suggéré son voisin.
A plusieurs reprises toutefois, des associations de défense des animaux ont protesté contre ces courses, très prisées aux Emirats arabes unis, affirmant que les dromadaires sont stimulés par des coups ou des électrochocs.
Les organisateurs, dont le député chrétien-démocrate Hans-Joachim Fuchtel, avaient lancé l’idée de ces courses pour renforcer les liens économiques germano-arabes. Le coup d’envoi de la manifestation a d’ailleurs été donné par le ministre allemand de l’Economie Guenter Rexrodt.
Pendant toute la journée, les abords de l’hippodrome se sont transformés en décor des Mille et une nuits, avec tentes de bédouins, bazar oriental et danses du ventre. Une tombola a aussi été organisée, au bénéfice des victimes des inondations de l’Oder à la frontière germano-polonaise. (AFP)
Comme dans un mirage, onze dromadaires, arrivés tout droit du désert, ont créé l’événement dimanche en courant pour la première fois à Berlin, sur l’hippodrome du Hoppegarten.Wobran, Mlih, Shahin et les autres ont concouru, encadrés par des entraîneurs arabes, pour six trophées, dont la «coupe du cheikh Zayed», du nom du président des Emirats arabes unis (EAU), qui avait gracieusement prêté les ruminants.Les courses coïncident avec le 25e anniversaire de la naissance des EAU. Pour la circonstance, le cheikh Zayed, qui n’a pas fait le voyage de Berlin mais a pu voir le spectacle en direct à la télévision nationale des Emirats, était représenté par un de ses fils, le cheikh Falah.Le programme se voulait inédit, il l’aura été jusque au bout, avec des femmes jockeys, du jamais vu dans le monde arabe, une...