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Actualités - Chronologie

Suharto demande aux milieux d'affaires de comprendre les réalités nouvelles

Le président Suharto, au lendemain de l’effondrement de la roupie indonésienne, qu’il a qualifié de «nature temporaire», a pressé les milieux des affaires de «faire sérieusement l’effort de comprendre les réalités nouvelles».
Le discours sur l’état de la nation, traditionnellement prononcé à la veille de l’anniversaire de l’indépendance du pays le 17 août, a coïncidé cette année avec la dévaluation de fait de la roupie, qui a perdu en moins d’un mois plus de 20% de sa valeur par rapport au dollar.
L’effondrement de la roupie, prise dans la tourmente monétaire qui secoue l’Asie du Sud-Est depuis la crise du baht thaïlandais début juillet, s’est accompagné de la chute libre de la bourse de Jakarta, qui, en une dizaine de séances, a gommé plus de sept mois de gains.
«Je lance un appel à nos hommes d’affaires, qu’il soient impliqués dans le secteur financier ou non, et je leur demande de sérieusement comprendre ces nouvelles réalités», a dit M. Suharto.
«Ils doivent tous maintenant comprendre que, après la tempête, il n’est plus possible d’obtenir aussi facilement des prêts de l’étranger aussi avantageusement», a-t-il ajouté.
Il a expliqué par le contexte international et «l’impact adverse d’une économie globale ouverte» la décision jeudi de la banque centrale de cesser de maintenir la roupie dans une bande de fluctuation par rapport au dollar.
Cette décision inattendue à fait tomber la roupie — qui, au 1er juillet, était cotée à 2.450 pour 1 dollar — jusqu’à la barre de 3.000.
«L’expérience d’autres pays, a ajouté M. Suharto, montre que la transition à un système de change flexible a toujours été marquée par des mouvements excessifs mais de nature temporaire».
«Une politique appropriée et le calme des opérateurs locaux permettront que la roupie trouve un nouveau seuil d’équilibre correspondant aux indices économiques fondamentaux» qui, a-t-il affirmé, «sont solides».
Le président a enjoint «toutes les parties concernées à manifester de la prudence dans leurs emprunts (...) et de faire, pour le développement des leurs affaires, des projections rationnelles et réalistes».
Le total de la dette indonésienne est estimé à 110 milliards de dollars, dont un peu plus de 55 au titre du secteur privé. (AFP)
Le président Suharto, au lendemain de l’effondrement de la roupie indonésienne, qu’il a qualifié de «nature temporaire», a pressé les milieux des affaires de «faire sérieusement l’effort de comprendre les réalités nouvelles».Le discours sur l’état de la nation, traditionnellement prononcé à la veille de l’anniversaire de l’indépendance du pays le 17 août, a coïncidé cette année avec la dévaluation de fait de la roupie, qui a perdu en moins d’un mois plus de 20% de sa valeur par rapport au dollar.L’effondrement de la roupie, prise dans la tourmente monétaire qui secoue l’Asie du Sud-Est depuis la crise du baht thaïlandais début juillet, s’est accompagné de la chute libre de la bourse de Jakarta, qui, en une dizaine de séances, a gommé plus de sept mois de gains.«Je lance un appel à nos...