Nullement éprouvés par leur détention, ils ont poursuivi vendredi leur circuit touristique dans le nord du pays.
Arrestation de
50 personnes
Par ailleurs, les autorités yéménites ont arrêté cinquante personnes qui «se préparaient à commettre des attentats à l’explosif», a affirmé vendredi le ministre yéménite de l’Intérieur Hussein Arab.
«Les services de sécurité interrogent des saboteurs, arrêtés la semaine dernière, qui se préparaient à perpétrer des actes déstabilisateurs dans diverses villes du pays», a indiqué M. Arab dans des déclarations publiées par le quotidien gouvernemental 14 Octobre.
«Ces saboteurs, estimés à environ cinquante, s’apprêtaient à commettre des opérations similaires à celles perpétrées à Aden» le 28 juillet, a-t-il ajouté.
Les attentats à l’explosif dans trois stations d’essence à Aden (sud) n’avaient pas fait de victimes.
M. Arab avait annoncé la semaine dernière l’arrestation de cinq suspects qui avaient été déférés devant le parquet.
Le ministre a précisé que ces personnes sont «soutenues par des forces étrangères, hostiles à l’unité (yéménite), dans le cadre d’un complot visant à ébranler la sécurité et la stabilité du Yémen». Il n’a toutefois pas identifié ces «forces étrangères».
«Les services de sécurité demeureront vigilants et frapperont d’une main de fer quiconque cherchera à porter atteinte à la sécurité et à la stabilité du Yémen», a-t-il dit.
Jeudi, les autorités yéménites avaient formellement accusé deux formations de l’opposition, le Parti socialiste yéménite (PSY) et la Ligue des fils du Yémen, d’être les instigateurs des attentats à Aden.
Le PSY et la Ligue des fils du Yémen avaient fait état de l’arrestation de 71 de leurs partisans dans le sud du Yémen à la suite de ces attentats.
Soutenu par la Ligue des fils du Yémen, le PSY avait proclamé la sécession du sud du Yémen en mai 1994, mais cette tentative avait été écrasée par l’armée nordiste du président Ali Abdallah Saleh après deux mois de combats.
Le PSY, qui partageait le pouvoir avec le Congrès populaire général (CPG du président Saleh) depuis l’unification du Yémen en 1990, est dans l’opposition depuis la guerre civile remportée par les nordistes.
Par ailleurs, l’Organisation yéménite de la défense des libertés démocratiques et des droits de l’homme a adressé un mémorandum au président Saleh, pour exprimer son «inquiétude quant à la poursuite des arrestations de citoyens dans certaines provinces». (AFP)

