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Actualités - Chronologie

Depuis sa libération, Madani s'enferme dans le mutisme

Depuis sa libération conditionnelle, le 15 juillet, le chef historique du Front islamique du salut (FIS-dissous), Abassi Madani, s’est enfermé dans un mutisme total, tandis que la violence a atteint son paroxysme avec plus de 400 civils assassinés.
Au lendemain de sa sortie de la prison militaire de Blida (sud) où il a purgé 6 ans d’une peine de 12 ans de prison, M. Madani avait indiqué dans des déclarations à la presse, avant d’être interdit de toute activité politique par le ministère de l’Intérieur, qu’il voulait que «cesse» la violence et qu’il fallait «sauver l’Algérie».
Depuis la libération de M. Madani, au moins 405 personnes ont été tuées dans des tueries collectives de villageois, et 19 autres dans des attentats à la bombe, selon des bilans partiels établis à partir de la presse.
En outre, près de 200 islamistes armés auraient été tués dans des opérations des forces de sécurité, selon la presse. Plus d’une centaine auraient été tués, entre le 14 et le 20 juillet, à Hattatba, près d’Alger, dont le chef du Groupe islamique armé (GIA), Antar Zouabri.
La mort du chef du GIA, annoncée par la presse, non confirmée par les autorités, a été démentie par ce groupe. Les pertes des forces de sécurité ne sont pas rendues publiques.
M. Madani se trouve toujours dans l’appartement de ses parents dans le quartier populaire de Belcourt. Il y reçoit les dirigeants du FIS, ses amis et ses proches, mais s’est abstenu de toute déclaration publique depuis la sévère mise en garde des autorités.
Il avait, alors, été convoqué par les autorités, ce qui avait fait dire à certains observateurs qu’il avait été transféré dans un autre appartement où il y aurait été en résidence surveillée.
La femme et le fils cadet, Ahmed, de M. Madani seraient rentrés d’Allemagne et seraient près de lui, selon des informations non confirmées.
Un bulletin proche du FIS, «el-Ribat», a reconnu que «l’escalade de la violence a coïncidé» avec la sortie de prison de M. Madani mais en a rendu responsables le pouvoir et le Groupe islamique armé (GIA), les accusant de vouloir torpiller toute initiative du chef historique du mouvement.
Le quotidien arabe «al-Hayat» a indiqué jeudi que M. Madani s’apprêtait à s’exprimer sur la situation en Algérie, sans préciser sous quelle forme mais qu’il attendait d’avoir toutes les informations nécessaires sur ce qui se passe sur le terrain.

Le «flambeau du djihad»

La libération de M. Madani a poussé le GIA à monter de plusieurs crans dans sa radicalisation et à rejeter tout appel à la trêve qui émanerait de lui. Se considérant comme le seul détenteur du «flambeau du djihad» (guerre sainte), en Algérie, le GIA a promis d’égorger tous les Algériens qui ne s’aligneraient pas sur ses idées, du «plus jeune des enfants au plus âgé des vieillards».
Cette thèse, défendue dans un bulletin clandestin du mouvement, «el-Djamâa», par Abou el-Moundhir, alias Mahfoud Assouli, a déclenché des réactions de groupes proches des idées des dirigeants du FIS favorables à une solution négociée de la crise algérienne, accentuant ainsi l’isolement du GIA, de plus en plus rejeté par la population, outrée par ses excès.
Ainsi, «el-Ribat», bulletin proche du FIS, le groupe «al-bâquouna alal-aahd» (Les fidèles au serment) et la Ligue islamique pour la prédication et le Jihad (LIPJ) ont dénoncé les massacres de civils, accusant le GIA d’en être l’auteur et de «propager le désordre sur la terre». (AFP)
Depuis sa libération conditionnelle, le 15 juillet, le chef historique du Front islamique du salut (FIS-dissous), Abassi Madani, s’est enfermé dans un mutisme total, tandis que la violence a atteint son paroxysme avec plus de 400 civils assassinés.Au lendemain de sa sortie de la prison militaire de Blida (sud) où il a purgé 6 ans d’une peine de 12 ans de prison, M. Madani avait indiqué dans des déclarations à la presse, avant d’être interdit de toute activité politique par le ministère de l’Intérieur, qu’il voulait que «cesse» la violence et qu’il fallait «sauver l’Algérie».Depuis la libération de M. Madani, au moins 405 personnes ont été tuées dans des tueries collectives de villageois, et 19 autres dans des attentats à la bombe, selon des bilans partiels établis à partir de la presse.En outre,...