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Actualités - Chronologie

Le sphinx égyptien se donne des allures de dragon

L’Egypte commence à attirer les capitaux étrangers et cherche à concurrencer les «dragons» de l’Asie, mais la route est encore longue avant que le pays ne parvienne à une croissance économique suffisante pour sortir du sous-développement, selon les experts occidentaux.

Plusieurs rapports publiés récemment rendent hommage aux réformes économiques accomplies depuis début 1996 par le président Hosni Moubarak, en matière de libéralisation du secteur financier et de privatisation.
Ces réformes, selon eux, commencent à porter leurs fruits, et l’Egypte est devenue un marché émergent particulièrement attractif.
Une étude de la banque d’affaires britannique Merrill Lynch, intitulée «L’Egypte à l’aube d’une renaissance», souligne que «l’investisseur étranger a été convaincu qu’il retirerait de bons profits de l’argent placé en Egypte».
Le président de cette banque, M. Herbert Allison, estime que Le Caire va devenir «le centre financier de la région» et il entend ouvrir prochainement un bureau régional permanent dans la capitale égyptienne.
L’ambassade des Etats-Unis vient de rendre public son propre rapport, selon lequel la voie libérale empruntée par l’Egypte va tout à fait dans le sens souhaité par Washington.
Les dernières louanges en date sont venues du représentant du Fonds monétaire international (FMI) au Caire, M. Arvind Subramanian, pour qui l’Egypte est considérée par les investisseurs étrangers comme une place plus sûre que certains marchés asiatiques ou latino-américains.
En début d’année, les agences de notation financière Standard ans Poors et Moody’s ont amélioré les notes de l’Egypte notamment sur la dette à long terme, contribuant ainsi à susciter un vif intérêt chez les investisseurs.
L’International Finance Corporation (IFC), principale source d’information sur les marchés boursiers émergents, a inclu Le Caire dans son indice.
Mais s’ils saluent les efforts du gouvernement du premier ministre Kamal al-Ganzouri, remanié le mois dernier pour donner un nouvel élan aux réformes, les experts ne cachent pas qu’il faudra encore du temps pour que le sphinx égyptien ne se transforme en dragon.
Le taux de croissance, en constante progression, devrait dépasser les 5% cette année mais il lui faudra atteindre les 7 à 8%, comme dans plusieurs pays asiatiques ces dernières années, pour avoir un impact significatif sur le chômage et la pauvreté, encore endémiques dans le pays.
Principale source de croissance pour le pays, les investissements devront atteindre 35% du Produit intérieur brut (PIB), contre 18,7% actuellement (17% en 1991).
Depuis 1996, les investissements étrangers ont atteint 1,5 milliard de dollars, dont 800 millions d’investissements directs, ce qui est encore insuffisant, selon les experts.
Le programme de privatisations, destiné à attirer les investissements directs, devra être accéléré. Jusqu’ici 46 sociétés ont été privatisées à des degrés divers, sur un total de 314 qui doivent l’être d’ici à l’an 2000.
Le programme, qui a déjà rapporté plus de 3 mds USD, doit au total faire rentrer 15 mds USD dans les caisses de l’Etat égyptien. (AFP)
L’Egypte commence à attirer les capitaux étrangers et cherche à concurrencer les «dragons» de l’Asie, mais la route est encore longue avant que le pays ne parvienne à une croissance économique suffisante pour sortir du sous-développement, selon les experts occidentaux.Plusieurs rapports publiés récemment rendent hommage aux réformes économiques accomplies depuis début 1996 par le président Hosni Moubarak, en matière de libéralisation du secteur financier et de privatisation.Ces réformes, selon eux, commencent à porter leurs fruits, et l’Egypte est devenue un marché émergent particulièrement attractif.Une étude de la banque d’affaires britannique Merrill Lynch, intitulée «L’Egypte à l’aube d’une renaissance», souligne que «l’investisseur étranger a été convaincu qu’il retirerait de bons...