Dix-neuf villageois ont été tués dans la nuit de lundi à mardi à Heuraouat, près d’Aïn Defla par un groupe armé islamiste, précisent les quotidiens Liberté et el-Khabar.
El-Khabar, citant d’«autres sources», indique que le bilan de cette tuerie serait de 28 morts. Il précise qu’il n’a pu obtenir aucun détail sur les circonstances de ce massacre, ni sur l’identité des victimes et des agresseurs.
Quatre personnes ont été assassinées dimanche soir au lieu-dit Lorette, à la sortie de Tlemcen, par un groupe armé qui avait dressé un faux barrage routier, selon les mêmes sources.
Les agresseurs, dont le nombre n’a pas été précisé, se sont enfuis à bord du camion des quatre victimes, ont ajouté ces journaux.
Les tueries de villageois et les attentats à la bombe se sont succédé ces dernières semaines, alors que les autorités ont appelé à la vigilance à l’approche des élections locales prévues le 23 octobre prochain.
Le département d’Aïn Defla a été particulièrement visé depuis début août. Le massacre de mardi porte ainsi à 138, le nombre de personnes assassinées dans ce département depuis le début du mois, selon des bilans partiels de la presse.
Soixante-seize personnes avaient été assassinées dans les localités de Mezouar et Oued el-Had. 41 habitants de Matmata, avaient été également massacrés, pour la plupart à l’arme blanche.
Onze enfants et deux femmes enceintes faisaient partie des victimes. Les femmes avaient été violées avant d’être tuées. Deux jeunes filles avaient été enlevées.
Deux autres personnes avaient été assassinées à un faux barrage, dressé par un groupe armé à Oued Djer.
Depuis le dimanche 4 août, près de 200 personnes ont été assassinées dans des tueries collectives et des attentats à la bombe concentrées dans les départements d’Aïn Defla, Blida et Médéa (sud d’Alger), selon des bilans partiels de presse.
Ces massacres, sur lesquels les autorités ont observé un mutisme total, portent ainsi à plus de 800 le nombre des morts depuis les élections législatives du 5 juin qui s’étaient déroulées dans le calme.
Les violences et les exactions contre les civils ont fait plus de 60.000 morts en Algérie, depuis le début des violences en 1992, selon des estimations occidentales faites il y a plus d’une année. Des partis d’opposition estiment de leur côté ce bilan à plus de 100.000. (AFP)

