Mme Hariri a annoncé la formation de ce Comité lors d’une conférence de presse tenue hier à l’UNESCO en présence notamment du ministre de l’Education nationale, M. Jean Obeid, du ministre pour l’Enseignement technique, M. Farouk Berbir, du ministre d’Etat, M. Michel Eddé et du ministre de l’Information, M. Bassem el-Sabeh.
Le député de Saïda, qui préside ce Comité non gouvernemental, a déclaré que cette initiative a pour objectif d’aider au relèvement du niveau de l’enseignement dans les écoles officielles et à la dynamisation et au renforcement de son rôle dans notre société. Elle a mis l’accent sur la détermination de ce Comité à coopérer avec les différents secteurs de la société ainsi qu’avec les ministères de l’Education et de l’Enseignement technique en vue d’atteindre ses objectifs. Elle a rappelé que le décret portant le No 2869 daté du 16/12/1959 évoquait la coopération entre d’une part les autorités locales et la société civile et de l’autre l’Etat pour ce qui a trait à l’école officielle.
Conformément à ce décret, le ministère de l’Education nationale, les autorités locales et la société civile dans les villages assument les frais de la création d’écoles officielles dans leur région.
Mme Hariri a souligné par ailleurs que la formation du comité de soutien à l’école officielle est une émanation de la volonté de la population.
Selon le député de Saïda, 30% des élèves du Liban ont fréquenté pendant les cinq dernières années des écoles publiques.
Prenant la parole à son tour, M. Obeid s’est félicité des succès enregistrés cette année dans les écoles publiques tant au niveau des cycles élémentaire, complémentaire que secondaire. «Les avantages consentis aux corps enseignants au cours des derniers mois ont eu des répercussions positives sur le niveau académique dans les écoles officielles», a-t-il dit.
Il a par ailleurs applaudi au fait que le gouvernement accorde un intérêt croissant au secteur de l’enseignement public.
Selon M. Obeid, dans tous les pays développés, les autorités fournissent le corps enseignant aux établissements scolaires publics ainsi que les livres et les programmes scolaires et c’est la société civile qui s’occupe de la recherche d’un siège et de l’équipement de ce siège.
De son côté, M. Berbir a mis l’accent sur l’importance d’améliorer le niveau de l’enseignement technique dans le pays.

