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Actualités - Chronologie

Nouvel allègement du bouclage des villes autonomes de Cisjordanie

Le blocage de trois nouvelles villes de Cisjordanie a été levé dimanche matin, a annoncé l’armée israélienne. Les habitants des villes de Jénine, Tulkarem et Qalqiliya (nord de la Cisjordanie) ont pu ainsi à nouveau librement sortir et entrer de ces localités depuis dimanche, 04h00 locales (01h00 GMT). Cette décision est intervenue quelques heures avant l’arrivée au Proche-Orient de l’émissaire américain, Dennis Ross, qui devait avoir des entretiens avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat.

Israël avait levé vendredi le blocus militaire sur deux autres villes autonomes palestiniennes de Cisjordanie, Jéricho et Naplouse, et avait rouvert le point de passage entre la Cisjordanie et la Jordanie au pont Allenby et entre l’Egypte et la bande de Gaza à Rafah.
«Le pont Allenby reste fermé aux personnes souhaitant se rendre dans les territoires autonomes, à l’exception des touristes et des Palestiniens ayant une carte de résidence à Jérusalem émise par Israël», a cependant déclaré une source officielle jordanienne à l’Agence officielle Petra à Amman.
Trois autres villes autonomes (Ramallah, Hébron et Bethléem) restent soumises au blocus qui avait été imposé après l’attentat sur le marché de Jérusalem le 30 juillet. Outre les deux kamikazes, 13 Israéliens avaient trouvé la mort.

Le «service national»
palestinien

Par ailleurs, Israël a dénoncé l’appel lancé par le Conseil législatif palestinien à la création d’un «service national» dans lequel seraient enrôlés filles et garçons après leurs études, affirmant qu’il s’agit d’une tentative de «créer une armée».
«Il s’agit d’une tentative pour créer en fait une armée palestinienne, ce qui constitue une violation flagrante des accords d’autonomie», a souligné à la radio le secrétaire du gouvernement israélien Danny Naveh.
Il a rappelé que les accords prévoyaient uniquement la mise sur pied d’une force de police «équipée d’armes soigneusement répertoriées».
«L’Autorité palestinienne a d’ores et déjà failli à ses engagements en recrutant des milliers de policiers au-delà des chiffres fixés dans les accords», a ajouté M. Naveh.
Le Conseil législatif palestinien a voté samedi à l’unanimité l’appel à la création d’un «service national» et chargé une commission de formuler le projet de loi, qui sera ensuite soumis à l’Autorité palestinienne, selon un député, M. Hazni Chouaïbi, qui n’a pas précisé la nature exacte de ce «service national».
«Les jeunes pourront ainsi soutenir les forces de sécurité et s’entraîner pour participer à la défense des territoires palestiniens», a-t-il cependant expliqué, en précisant que la durée du service serait de six mois à un an.
Le président Yasser Arafat dispose de plusieurs milliers de policiers formant les forces de sécurité mais pas d’une armée, et aucun service militaire n’a pour l’instant été instauré dans les territoires autonomes.
D’autre part, Israël a estimé samedi que le président de l’Autorité palestinienne a «tout intérêt» à prétendre que les auteurs de l’attentat-suicide de la semaine dernière à Jérusalem étaient venus de l’étranger.
«Yasser Arafat a le plus grand intérêt à affirmer que les terroristes venaient de l’étranger pour tenter de diminuer la responsabilité de l’Autorité palestinienne», a estimé M. Uzi Arad, conseiller politique du premier ministre Benjamin Netanyahu à la radio.
La veille, M. Arafat avait déclaré à la télévision israélienne que les kamikazes qui ont tué 13 Israéliens le 30 juillet dans le plus grand marché de Jérusalem, venaient de l’étranger.
«Ils venaient de l’étranger et non pas des territoires palestiniens, c’est un responsable des services de renseignements israéliens qui nous l’a dit et c’est pour cela que l’armée israélienne frappe au Liban», a indiqué M. Arafat.
Selon lui, les islamistes palestiniens du Hamas, le Mouvement de la résistance islamique, et du Jihad islamique «ne sont pas impliqués» dans cet attentat.
M. Arad, tout en reconnaissant que les enquêteurs n’avaient toujours pas percé à jour l’identité des auteurs de l’attentat, a souligné que «dans tous les cas de figure, ils n’ont pas pu agir sans l’aide logistique et des complicités dans les territoires qui sont sous le contrôle de l’Autorité palestinienne».

La piste libanaise

Le conseiller du premier ministre a également affirmé que les critiques d’Israël ne portaient pas essentiellement sur cet attentat, mais sur le «refus depuis des mois de l’Autorité palestinienne de mener une guerre contre les organisations terroristes».
«Nous ne pouvons pas accepter que Yasser Arafat puisse utiliser le terrorisme comme une arme contre nous», a ajouté M. Arad.
Jeudi, l’agence de presse al-Qods a indiqué que le Hamas a envoyé deux Palestiniens d’un camp de réfugiés du Liban commettre l’attentat.
L’agence a affirmé avoir reçu un coup de téléphone d’une source palestinienne «digne de foi» à Nicosie, qui lui a dit que les deux kamikazes venaient du camp de réfugiés d’Aïn el-Heloué au Liban-Sud.
Les deux Palestiniens, âgés de 20 et 21 ans, se seraient infiltrés en Israël il y a un mois «sans rencontrer de difficultés», selon cette agence de presse qui a son siège à Londres et des bureaux à Chypre et au Moyen-Orient.
Les deux kamikazes seraient des militants dissidents du Fateh de Yasser Arafat, qui auraient rejoint le Hamas il y a huit mois, selon la source citée par al-Qods.
La branche militaire du Hamas a menacé mardi dernier dans un tract de perpétrer de nouveaux attentats à la bombe contre Israël, qui a refusé de relâcher des dirigeants islamistes emprisonnés. (AFP, Reuter).
Le blocage de trois nouvelles villes de Cisjordanie a été levé dimanche matin, a annoncé l’armée israélienne. Les habitants des villes de Jénine, Tulkarem et Qalqiliya (nord de la Cisjordanie) ont pu ainsi à nouveau librement sortir et entrer de ces localités depuis dimanche, 04h00 locales (01h00 GMT). Cette décision est intervenue quelques heures avant l’arrivée au Proche-Orient de l’émissaire américain, Dennis Ross, qui devait avoir des entretiens avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat.Israël avait levé vendredi le blocus militaire sur deux autres villes autonomes palestiniennes de Cisjordanie, Jéricho et Naplouse, et avait rouvert le point de passage entre la Cisjordanie et la Jordanie au pont Allenby et entre l’Egypte et la bande de...