En tout 227 personnes ont été arrêtées et la moitié environ d’entre elles ont été libérées, rapporte la radio publique israélienne.
Les personnes interpellées sont soupçonnées d’être des activistes du Mouvement de la résistance islamique (Hamas) ou du Jihad islamique, deux organisations responsables d’une série d’attaques-suicide anti-israéliennes.
Il s’agit presque toujours de cadres politiques qui ne sont pas soupçonnés d’implication directe dans l’attentat.
Les arrestations ont été opérées dans des secteurs sous contrôle israélien et non dans des localités autonomes palestiniennes.
Vingt-quatre des personnes arrêtées ont été placées en détention administrative, selon une organisation de défense des droits de l’homme.
Ces détentions, ordonnées par l’autorité militaire, peuvent durer plus d’un an.
Bouclage levé pour
deux villes
Sur un autre plan, Israël a levé vendredi le bouclage militaire de deux villes autonomes de Cisjordanie et ouvert aux piétons le pont Allenby menant à la Jordanie.
«Le ministre de la Défense et le chef d’Etat-major ont autorisé la levée du bouclage de Jéricho et de Naplouse» vendredi matin, a indiqué un porte-parole de l’armée israélienne.
Le pont Allenby a également été ouvert hier aux piétons qui doivent se plier à de «strictes fouilles de sécurité», a ajouté le porte-parole, alors que le poste de Rafah, frontalier de l’Egypte, reste soumis à de sévères restrictions.
Selon le porte-parole, l’arrêt de la circulation des marchandises entre Israël et les territoires palestiniens, ainsi que le bouclage de six autres villes autonomes de Cisjordanie, sont maintenus.
M. Netanyahu avait très légèrement assoupli les sanctions en levant jeudi le blocus maritime de Gaza mais il a refusé d’autoriser les dizaines de milliers d’habitants des territoires employés en Israël à retourner à leur travail, et de débloquer une somme de 40 millions USD due à l’Autorité palestinienne.
Ces derniers allégements des sanctions interviennent à la veille de l’arrivée en Israël du coordinateur américain pour le processus de paix au Proche-Orient, Dennis Ross, qui doit tenter de relancer le processus de paix.
Des responsables américains ont indiqué que M. Ross allait tenter de convaincre le président palestinien Yasser Arafat de relancer la coopération entre les services de sécurité israélien et palestinien, gelée depuis la mise en chantier en mars d’un nouveau quartier juif à Jérusalem-Est.
En cas de succès, M. Ross ferait pression sur Israël pour une levée totale des sanctions et le retour aux négociations sur l’extension de l’autonomie palestinienne en Cisjordanie, selon les mêmes sources. (AFP)

