La reine Elizabeth a embarqué jeudi pour sa dernière croisière estivale prévue à bord du yacht «Britannia», qui doit être désarmé au mois de décembre.
Une proposition de dernière minute n’est cependant pas exclue pour sauver de la ferraille le navire royal de 135 mètres qui a parcouru plus d’un million de milles (1,8 million de kilomètres) en quarante-quatre ans.
Pour son dernier voyage, la reine doit se rendre à Aberdeen, au nord de l’Ecosse, en passant par les îles occidentales.
Le gouvernement conservateur de John Major avait décidé de donner à la reine un nouveau yacht financé sur des fonds publics pour remplacer le Britannia. D’autres projets sont désormais évoqués par l’équipe de Tony Blair, dont une modernisation du navire, mais une décision «n’est pas pour demain», selon un porte-parole du ministère des Finances.
Quatre-vingts millions de dollars seraient nécessaires pour rénover le bateau qui pourrait continuer de naviguer durant trente ans. Le coût de sa maintenance est évalué à 16 millions de dollars par an.
«Nous pensions que la reine ferait son dernier voyage à bord du «Britannia» à la même époque l’année dernière, puis nous pensions que ce serait cette année», a déclaré un porte-parole de la Royal Navy à Portsmouth, où la reine embarquait. «C’est très difficile de ne pas savoir ce qui va lui arriver. Tout est entre les mains des hommes politiques», a-t-il ajouté.
Le «Britannia», qui comprend 250 membres d’équipage, rentre de Hong Kong où il fut l’un des symboles des célébrations de la rétrocession de l’ex-colonie britannique à la Chine. Le prince Charles et le dernier gouverneur de Hong Kong, Chris Patten, avaient quitté le territoire à bord du yacht royal.
Après sa croisière, la reine doit se rendre dans sa résidence d’été de Balmoral, dans l’est de l’Ecosse. (AFP)

