«La paix est une option stratégique pour la Syrie, à condition qu’il s’agisse d’une paix juste et globale qui restitue leur terre et leurs droits à leur propriétaire», a déclaré le général Chéhabi devant une nouvelle promotion d’officiers du génie.
«Mais la paix n’est pas notre seule option pour récupérer notre terre occupée et nos droits usurpés. Nous les récupérerons par tous les moyens dont nous disposons», a-t-il ajouté.
Il a notamment appelé les forces armées syriennes, «avant-garde du peuple», à «redoubler d’efforts et d’entraînement et à préserver leur disposition au combat pour faire échec aux complots de l’ennemi sioniste» qui cherche à «faire échec au processus de paix».
Le plateau du «Golan restera syrien jusqu’à la fin des temps et toutes les mesures prises par Israël sont nulles et non avenues et ne changeront pas cette réalité», a lancé M. Chéhabi, avant de qualifier d’«arrogante» la politique du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Cette politique «provoque une atmosphère de tension, d’escalade de la violence et de risque d’explosion dans toute la région», a estimé le général Chéhabi citant notamment l’adoption par le Parlement israélien d’un projet de loi visant à empêcher tout retrait du plateau du Golan, occupé par Israël en 1967 et annexé en 1981.
Le général Chéhabi avait prévenu jeudi dernier que la Syrie récupérerait le Golan par la force si elle n’y parvenait pas par la négociation.
Le président syrien Hafez el-Assad avait réaffirmé le même jour à Téhéran que son pays ne «renoncerait pas» au Golan.
Les négociations de paix syro-israéliennes sont gelées depuis février 1996. Israël rejette la demande syrienne d’une restitution totale du Golan. (AFP)


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