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Actualités - Reportage

Recul de l'emploi des salariés étrangers en France

Le nombre des salariés étrangers en France a baissé de 100.000 entre 1992 et 1995, dans les établissements de plus de dix salariés du secteur privé, soit une baisse de 13,7%, selon une étude du ministère du Travail publiée à Paris.
Les Européens sont «de loin les plus nombreux» parmi les travailleurs étrangers et leur part a augmenté pour représenter 45,1% de la population salariée étrangère. Les Portugais restent «toujours les plus nombreux avec plus d’un salarié sur quatre», selon cette étude.
Arrivent ensuite les Maghrébins, dont la part diminue avec 35,2%. Ce sont principalement des Algériens (17,3%) et des Marocains (13,6%).
La «forte» réduction du nombre de salariés étrangers entre 1992 et 1995 s’explique notamment par «l’acquisition de la nationalité française, la perte d’emploi et le départ à la retraite», selon la direction des statistiques (DARES).
En quatre ans, le nombre des salariés étrangers est passé, dans les établissements de plus de dix salariés, de 738.000 à 637.000, soit une baisse de 13,7%, «alors que le nombre total de salariés, dans le même temps, s’est accru de 2%».
Les salariés étrangers représentent ainsi 6,6% de l’ensemble des salariés en 1995 contre 7,7% en 1992, indique l’étude qui souligne que «c’est la proportion la plus faible observée depuis 1971, date de la première enquête».
La politique de l’immigration a également joué un rôle dans cette diminution. «Les loi de 1993 (votées par l’ex-majorité de droite) ont modifié le code de la nationalité française et ont entraîné en 1993 et surtout en 1994 une augmentation exceptionnelle du nombre de demandes et d’acquisitions de la nationaltié française», explique la DARES.
En outre, le nombre des demandeurs d’emploi étrangers inscrits a augmenté, passant de 357.537 à 373.212.
Dans la répartition des salariés étrangers selon leur origine, les ressortissants d’Afrique noire représentent 7,6% de la main-d’œuvre étrangère, les Asiatiques 4,2%, les Turcs 3,9%, les ressortissants de l’ex-Yougoslavie 2% et les autres nationalités 2,1%, selon la même source.
La main-d’œuvre étrangère en France est «moins présente que la moyenne dans les activités de service, plus masculine et, aux deux tiers, ouvrière».
Néanmoins, «elle a tendance à se rapprocher de celles de l’ensemble des salariés: les salariés étrangers travaillent plus souvent dans le secteur tertiaire et moins dans l’industrie et le bâtiment et les travaux publics», selon la même étude.
En outre, la part des femmes augmente (24,5% contre 22,2% en 1991) mais cette évolution est «sans doute encore plus affirmée, car les étrangères sont nombreuses à travailler dans des secteurs d’activité non couverts par l’enquête (services domestiques)». Selon l’étude, 53,5% sont des ressortissantes de l’UE et 24,3% originaires du Maghreb. (AFP)
Le nombre des salariés étrangers en France a baissé de 100.000 entre 1992 et 1995, dans les établissements de plus de dix salariés du secteur privé, soit une baisse de 13,7%, selon une étude du ministère du Travail publiée à Paris.Les Européens sont «de loin les plus nombreux» parmi les travailleurs étrangers et leur part a augmenté pour représenter 45,1% de la population salariée étrangère. Les Portugais restent «toujours les plus nombreux avec plus d’un salarié sur quatre», selon cette étude.Arrivent ensuite les Maghrébins, dont la part diminue avec 35,2%. Ce sont principalement des Algériens (17,3%) et des Marocains (13,6%).La «forte» réduction du nombre de salariés étrangers entre 1992 et 1995 s’explique notamment par «l’acquisition de la nationalité française, la perte d’emploi et le départ...