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Actualités - Chronologie

Ethiopie : la crise s'aggrave au sein de l'église orthodoxe

La crise s’aggrave au sein de l’église orthodoxe d’Ethiopie, divisée par des questions de procédure et de dogme, confrontée à la violence, en proie à l’intolérance et peu à peu dépouillée de ses reliques et objets précieux.
Rien ne va plus dans l’Eglise chrétienne millénaire depuis l’arrivée à sa tête, en 1991, d’un nouveau patriarche, l’abuna Paoulos, qui a remplacé l’ancien patriarche parti en exil.
Plusieurs membres de l’Eglise avaient immédiatement protesté contre cette nomination, contraire selon eux aux règles du saint synode stipulant qu’un patriarche est nommé à vie. Cette querelle a provoqué la formation par les mécontents d’une «Eglise orthodoxe de l’hémisphère-nord».
La publication d’un livre par l’actuel patriarche a mis le feu aux poudres, le «conseil des théologiens» accusant l’ouvrage d’être «contraire au dogme de la religion orthodoxe». En réponse, l’abuna Paoulos a dissous le conseil.
Divers sages et personnalités ont tenté de rapprocher les points de vues, mais ils ont baissé les bras devant, disent-ils, «les réponses des évêques qui n’ont pas agi comme des pères spirituels».
Par ailleurs, les ermites qui, depuis la création de l’Eglise, avaient le droit de prêcher dans les églises, ont été interdits de parole par l’abuna Paoulos. «Les gens non instruits ne peuvent pas prêcher. Qu’ils passent un examen!», estime le patriarche.
Au paroxysme de la scission, en début d’année, un ermite, accusé d’avoir voulu agresser le patriarche, avait été tué dans une église d’Addis-Abeba par un de ses gardes du corps.
Un autre objet de mécontentement de la population est la présumée négligence dans la préservation des reliques.
Selon un prêtre, des centaines de reliques et objets précieux ont disparu depuis l’arrivée du nouveau patriarche. Plusieurs églises auraient été brûlées ou pillées, sans que les criminels soient inquiétés.
L’agence éthiopienne de presse affirmait récemment que dans le seul site touristique de Lalibela (nord), 23 reliques avaient disparu depuis 6 ans. La croix de Lalibela, pesant 5 kg d’or et vieille de 500 ans, est parmi les objets disparus.
Le ministère éthiopien de la Culture affirme que l’Eglise lui a interdit de faire l’inventaire du patrimoine religieux comme il était d’usage. L’abuna Paoulos accuse, quant à lui, le ministère de n’avoir pas fait son travail, en négligeant notamment la réfection des sites anciens.
Selon lui, l’afflux de touristes depuis le début des années 90 pourrait expliquer la vague de vols sur les sites religieux.(AFP)
La crise s’aggrave au sein de l’église orthodoxe d’Ethiopie, divisée par des questions de procédure et de dogme, confrontée à la violence, en proie à l’intolérance et peu à peu dépouillée de ses reliques et objets précieux.Rien ne va plus dans l’Eglise chrétienne millénaire depuis l’arrivée à sa tête, en 1991, d’un nouveau patriarche, l’abuna Paoulos, qui a remplacé l’ancien patriarche parti en exil.Plusieurs membres de l’Eglise avaient immédiatement protesté contre cette nomination, contraire selon eux aux règles du saint synode stipulant qu’un patriarche est nommé à vie. Cette querelle a provoqué la formation par les mécontents d’une «Eglise orthodoxe de l’hémisphère-nord».La publication d’un livre par l’actuel patriarche a mis le feu aux poudres, le «conseil des théologiens»...