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Actualités - Chronologie

Charles Taylor investi président du Liberia

L’ancien chef de guerre libérien Charles Taylor, sept ans après avoir plongé son pays dans la guerre civile, a été officiellement investi à Monrovia 21e président du Liberia lors d’une cérémonie en présence de huit chefs d’Etat africains.
Les Forces armées libériennes (AFL), anciens ennemis acharnés des rebelles de Charles Taylor, ont tiré 21 coups de feu lorsque le nouveau président, tout de blanc vêtu à l’exception de lunettes noires, a levé la main droite et juré solennellement de «protéger la constitution du Liberia, avec l’aide de Dieu».
Ces paroles ont été accueillies par des applaudissements nourris à l’intérieur du Pavillon où se déroulait la cérémonie et par les acclamations des milliers de personnes massées à l’extérieur.
Des avions de la force ouest-africaine de paix (ECOMOG), déployée au Liberia en 1990 pour empêcher la prise de Monrovia par Taylor, ont survolé la capitale pour marquer l’événement.
«Dans notre quête pour la guérison des blessures et des souffrances, la réconciliation nationale reste la clef», a déclaré le nouveau président libérien, après son investiture. Pendant la campagne, Charles Taylor, qui avait demandé pardon pour la guerre, avait promis la reconstruction et la réconciliation.

Pas de chasse
aux sorcières

«Je déclare le mois d’août comme le mois de la réconciliation nationale et de la guérison. Tendez la main même vers celui qui ne veut pas vous parler», a-t-il déclaré lors de la cérémonie.
«Il n’y aura pas de chasse aux sorcières ni de règlements de compte sous notre administration», a-t-il assuré, ajoutant: «Sous notre administration, le Liberia se relèvera des cendres de notre guerre».
Parmi les élégants invités du Pavillon, où les chefs d’Etat libériens sont traditionnellement investis depuis le 100e anniversaire du pays, en 1947, figuraient le président burkinabé Blaise Compaore, le président tchadien Idriss Deby, le chef de l’Etat guinéen Lansana Conte, le président bissau-guinéen Joao Bernardo Vieira, le président ivoirien Henri Konan Bédié, le président malien Alpha Omar Konaré, le président nigérien Ibrahim Bare Mainassara et le chef de l’Etat nigérian Sani Abacha.
Pour le général Abacha, actuel président de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), cette investiture a constitué un moment «significatif pour le Liberia, la sous -région, l’Afrique et le monde».
«Pour les Libériens, elle marque le triomphe du dialogue sur les combats et l’anarchie», a ajouté le leader de la junte au pouvoir au Nigeria.
L’ancien président américain Jimmy Carter était également présent, ainsi que des représentants des gouvernements de Gambie, d’Afrique du Sud, du Togo et des émissaires des Nations Unies et de l’Organisation de l’unité africaine (OUA).
A l’extérieur, des milliers de partisans de Charles Taylor, arborant pour certains des tee-shirts à son effigie, ont chanté et dansé au rythme des tambours. «Plus de guerre, nous voulons la paix», ont-ils chanté.
A travers la ville, les habitants avaient l’oreille collée aux postes de radio: toutes les stations FM de la capitale retransmettaient la cérémonie.
Charles Taylor a largement remporté l’élection présidentielle du 19 juillet avec 75% des suffrages. Ce scrutin marquait l’aboutissement d’un accord de paix destiné à mettre un terme à la guerre civile qui a dévasté le Liberia depuis 1989 et qui avait été provoquée par Charles Taylor.
Plus de 150,000 civils sont morts dans ce conflit, qui a laissé en ruines ce pays pourtant riche en ressources naturelles. (AFP)
L’ancien chef de guerre libérien Charles Taylor, sept ans après avoir plongé son pays dans la guerre civile, a été officiellement investi à Monrovia 21e président du Liberia lors d’une cérémonie en présence de huit chefs d’Etat africains.Les Forces armées libériennes (AFL), anciens ennemis acharnés des rebelles de Charles Taylor, ont tiré 21 coups de feu lorsque le nouveau président, tout de blanc vêtu à l’exception de lunettes noires, a levé la main droite et juré solennellement de «protéger la constitution du Liberia, avec l’aide de Dieu».Ces paroles ont été accueillies par des applaudissements nourris à l’intérieur du Pavillon où se déroulait la cérémonie et par les acclamations des milliers de personnes massées à l’extérieur.Des avions de la force ouest-africaine de paix (ECOMOG),...