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Actualités - Chronologie

Quatre hommes pour un coup de reins (photo)

Donovan Bailey, Ato Boldon, Maurice Greene et Frankie Fredericks, chacun à sa manière prépare son «coup» sur le 100 m des Mondiaux d’Athènes, dont le premier tour sera disputé samedi matin.

Honneur au Canadien Bailey, le champion du monde et olympique de la ligne droite. Comme à son habitude, de bel athlète (1,83 m pour 82 kg) à la foulée puissante et au regard plein de malice alterne le bon et le moins bon, tant sur les pistes que dans les salles de conférences.
Un jour, il parle de mater une fois encore les Américains et d’abaisser son propre record du monde (9”84), et le prouve en stoppant le chrono à 9 sec 94/100. Un autre jour, il apparaît totalement démoralisé, évoquant blessures, virus, voire presque le forfait comme ce fut le cas lors de sa modeste victoire en 10 sec 03/100 aux championnats canadiens.
Tactique ou vérité, Bailey aime laisser planer le doute. Mais ce comportement n’étonne presque plus, puisqu’il s’est révélé être l’homme des grands rendez-vous depuis son titre mondial à Goeteborg puis son sacre olympique d’Atlanta.
«Ce sont des ruses de vétéran. Donovan est prêt pour la finale, sinon il ne serait pas venu», affirme Boldon dont l’objectif est d’offrir à son île la première pépite mondiale, et de rejoindre ainsi sur les tablettes son compatriote et idole, Hasely Crawford.

Record dans l’air

A 23 ans, le Trinitéen affirme ses ambitions. Fort de son premier rang cette année sur 100 et 200 m, Boldon est prêt à enflammer la piste athénienne réputée très rapide.
«Je sens que mon heure est venue, car toutes les pièces du puzzle sont en place, affirme-t-il à l’orée de son entrée en piste. L’an dernier, j’étais encore un universitaire. Cette année, j’ai tout axé sur un événement: les Mondiaux».
Le «gamin» de bronze de Goeteborg puis d’Atlanta a mûri. Il est capable d’assumer la pression qui pèse désormais sur ses épaules de déménageur (1,76 m, 75 kg). A tel point qu’il parle ouvertement de record du monde et de chrono coup de tonnerre, tel 9 sec 7…
Moins à l’aise devant les micros, l’Américain Maurice Greene est tout aussi ambitieux que Boldon, son «pote» et conscrit du clan californien animé par John Smith. Véritable révélation des sélections américaines, il a confirmé par la suite qu’il savait courir régulièrement en 9 sec 90/100.
«Il faudra battre le record du monde pour gagner à Athènes», assure le plus compact du quatuor (1,75 m, 75 kg). «Je suis prêt à réaliser un temps qui restera dans l’histoire. A porter le sprint à un autre niveau».
A 29 ans, le Namibien Fredericks est à mille lieux de ses trois rivaux. Aux ruses et déclarations fracassantes, cet athlète plus longiligne (1,80 m, 73 kg) a préféré la discrétion et laisse parler sa foulée féline, celle qui lui a déjà valu une place sur tous les podiums mondiaux depuis 1991 et d’obtenir la médaille d’argent sur 100 et 200 m, tant à Barcelone qu’à Atlanta. (AFP)
Donovan Bailey, Ato Boldon, Maurice Greene et Frankie Fredericks, chacun à sa manière prépare son «coup» sur le 100 m des Mondiaux d’Athènes, dont le premier tour sera disputé samedi matin.Honneur au Canadien Bailey, le champion du monde et olympique de la ligne droite. Comme à son habitude, de bel athlète (1,83 m pour 82 kg) à la foulée puissante et au regard plein de malice alterne le bon et le moins bon, tant sur les pistes que dans les salles de conférences.Un jour, il parle de mater une fois encore les Américains et d’abaisser son propre record du monde (9”84), et le prouve en stoppant le chrono à 9 sec 94/100. Un autre jour, il apparaît totalement démoralisé, évoquant blessures, virus, voire presque le forfait comme ce fut le cas lors de sa modeste victoire en 10 sec 03/100 aux championnats...