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Actualités - Reportage

Un suisse pèse 25 néerlandais

Un touriste suisse dépense vingt-cinq fois plus lors d’un séjour en France qu’un Néerlandais, qui est même deux à trois fois plus économe qu’un Allemand ou un Britannique, pourtant réputés surveiller les cordons de leur bourse.
Les Suisses, avec une dépense moyenne de près de 20.000 FF (3.333 dollars) sont plébiscités par les hôteliers et restaurateurs français, selon une enquête publiée par le quotidien »Le Figaro».
Ils sont suivis, mais à distance respectable, par les Japonais (11.000 FF) et les Américains (10.000 FF).
Les Allemands, les premiers clients de la France (13,3 millions en 1996), talonnés par les Britanniques (10 millions), ont laissé en France respectivement 1.356 et 1.776 FF.
La lanterne rouge pourrait être accrochée aux caravanes des 8,1 millions de Néerlandais, qui vivent en circuit fermé, apportant avec eux jusqu’à l’eau minérale, selon des témoignages: ils ont «claqué»... 762 FF en moyenne.
Au total, les 62,4 millions de touristes étrangers, venus pour 87% de pays européens, ont généré en 1996 en France, le pays le plus visité au monde, quelque 170 milliards de FF (28,3 milliards de dollars) de chiffre d’affaires, selon les statistiques du ministère du Tourisme.
Mais si 1997 a des chances d’être une année record, selon les prévisions basées sur les résultats de la mi-saison, les touristes «préfèrent la France aux Français», jugés «peu accueillants» et arrogants» par leurs hôtes, relève «Le Figaro».
Pour les étrangers, les Français sont «suffisants, vantards et peu hospitaliers», leur accueil est «médiocre», la qualité du service «insuffisante», doublée d’une maîtrise médiocre de langues étrangères, écrit le journal en citant des professionnels français et étrangers.
Contrairement aux Etats-Unis, à l’Espagne ou à l’Italie, les Français font en effet peu de choses pour mettre en valeur leur patrimoine touristique. «Tout se passe comme si, bénéficiant d’une situation privilégiée, nous renoncions à faire des efforts», déplore-t-on au ministère du Tourisme qui depuis quatre ans organise des campagnes du sourire auprès des professionnels pour améliorer la qualité de l’accueil en France.
Selon Marc Dumoulin, président de la fédération des offices de tourisme, «près de 80% de l’offre touristique française échappent à tout circuit commercial organisé. Ce sont les vacanciers qui la découvrent eux-mêmes».
Malgré ces handicaps, quelque 63,5 millions d’étrangers pourraient se rendre cette année sur les plages et dans les montagnes françaises ou visiter monuments ou attractions.
En 1996, les sites les plus fréquentés par les Français comme les étrangers ont été le Disneyland, près de Paris (11,7 millions de visiteurs), le centre Georges Pompidou (5,9 millions) et la Tour Eiffel (5,3 millions). (AFP)
Un touriste suisse dépense vingt-cinq fois plus lors d’un séjour en France qu’un Néerlandais, qui est même deux à trois fois plus économe qu’un Allemand ou un Britannique, pourtant réputés surveiller les cordons de leur bourse.Les Suisses, avec une dépense moyenne de près de 20.000 FF (3.333 dollars) sont plébiscités par les hôteliers et restaurateurs français, selon une enquête publiée par le quotidien »Le Figaro».Ils sont suivis, mais à distance respectable, par les Japonais (11.000 FF) et les Américains (10.000 FF).Les Allemands, les premiers clients de la France (13,3 millions en 1996), talonnés par les Britanniques (10 millions), ont laissé en France respectivement 1.356 et 1.776 FF.La lanterne rouge pourrait être accrochée aux caravanes des 8,1 millions de Néerlandais, qui vivent en circuit fermé,...