«Les Israéliens ont cru qu’ils pouvaient violer les droits des Arabes et leur sécurité et attaquer les symboles les plus sacrés des musulmans sans qu’il n’y ait aucune réaction», écrit le quotidien séoudien «al-Madina», qui reflète comme l’ensemble de la presse du royaume le point de vue officiel.
«La double explosion de Jérusalem est venue prouver qu’il ne peut pas y avoir de sécurité sans paix», écrit le journal, ajoutant qu’il «était naturel que la vision politique du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui est celle d’un adolescent et non d’un homme d’Etat, mène à une explosion contre laquelle toutes les forces réalistes avaient mis en garde».
Le journal estime que l’attentat de Jérusalem «n’est qu’un avertissement de ce qui pourrait se produire dans la région si une paix juste ne s’instaure pas».
A Qatar, seul pays du Golfe avec le sultanat d’Oman à avoir des liens commerciaux avec Israël, le journal «al-Raya» affirme que le double attentat «est la conséquence naturelle de la politique obstinée de Netanyahu qui a mis la région au bord du précipice».
Le quotidien met en garde contre de nouveaux actes de violence tant du côté israélien que palestinien, estimant que l’attentat de Jérusalem «est la conséquence de la frustration et du désespoir des Palestiniens face à la poursuite de la politique de colonisation israélienne».
Quant au quotidien «al-Watan», également proche des autorités, il écrit que «Netanyahu et les Israéliens ne doivent blâmer qu’eux-mêmes» pour l’opération de Jérusalem. «Israël n’a pas le droit de tout prendre, et la terre et la paix et la sécurité, et ne rien donner en échange», affirme-t-il, appelant les Palestiniens à «ne pas faire de concessions» à Israël.
Aux Emirats arabes unis, le journal «al-Ittihad» estime également que «le gouvernement israélien ne peut pas en même temps confisquer les droits (des Palestiniens) et cueillir les fruits de la paix».
Pour sa part, le journal «al-Khaleej» rend hommage aux auteurs de l’opération, «qui ont sacrifié leur vie pour leur terre». «Une telle réaction était inéluctable face aux provocations israéliennes», écrit-il.
Enfin, «al-Bayan» estime également que le double attentat est «une réaction à l’égard de l’oppression du peuple palestinien qui a dépassé toutes les bornes», et ajoute que «le gouvernement Netanyahu est le premier responsable» de cet attentat en raison de sa politique». (AFP)

